La Mongolie couvre près de 1 565 000 km² pour un peu plus de trois millions d'habitants, dont la moitié vit à Oulan-Bator. Autant dire que le pays se parcourt par régions, et qu'on n'en couvre jamais deux à l'opposée dans le même voyage. Les distances se comptent en journées de piste, pas en kilomètres.
Cette page donne la logique de chaque région : ce qu'on y voit, à qui elle convient, et ce qu'elle coûte en temps de trajet. Pour la mécanique du voyage, voir le budget, quand partir et les formalités.
Les provinces de Töv, d'Övörkhangai et d'Arkhangai concentrent le plus grand nombre de sites accessibles depuis la capitale. C'est la région à privilégier pour un premier voyage ou un séjour court : on y trouve Karakorum et le monastère d'Erdene Zuu, ancienne capitale de l'empire mongol, la réserve de Khustain Nuruu où le cheval de Przewalski a été réintroduit, et le Bogd Khan Uul aux portes d'Oulan-Bator.
Dossier complet : le centre de la Mongolie.
Dunes, éleveurs de chameaux, falaises rouges et vide absolu. Le Gobi est le dépaysement maximal, et c'est aussi la région la plus exigeante : les étapes sont longues, l'ombre inexistante et la chaleur de juillet-août peut devenir éprouvante. Juin et septembre y sont nettement plus confortables.
Le point de chute habituel est Dalanzadgad, et Bayanzag — les « falaises flamboyantes » où furent découverts les premiers œufs de dinosaures — figure sur presque tous les itinéraires.
C'est la région préférée de beaucoup de Mongols eux-mêmes : forêts, montagnes, air frais et le lac Khövsgöl, l'un des plus grands réservoirs d'eau douce d'Asie. L'écosystème n'a rien à voir avec la steppe sèche du reste du pays.
C'est aussi le territoire des Tsaatan, éleveurs de rennes, dont la rencontre demande un vrai détour et se prépare. La ville-étape est Mörön.
L'extrême ouest est la région la plus lointaine et la plus différente : peuplée en majorité de Kazakhs musulmans, adossée aux hautes montagnes de l'Altaï, et célèbre pour ses chasseurs à l'aigle. On y parle kazakh autant que mongol.
La distance impose généralement un vol intérieur depuis Oulan-Bator jusqu'à Ölgii. C'est une région à réserver à un séjour d'au moins deux semaines.
Délaissé par le tourisme, l'est offre moins de sites spectaculaires mais davantage de steppe pure et de rencontres non préparées. C'est l'option de ceux qui veulent éviter les circuits fréquentés et acceptent qu'il ne se passe rien de programmé. Voir l'est de la Mongolie et Choibalsan.
Le bouddhisme tibétain a structuré la Mongolie pendant des siècles avant d'être méthodiquement détruit dans les années 1930. Ce qui subsiste a été reconstruit ou rouvert après 1990 : Amarbayasgalant, l'un des mieux préservés du pays, et Manzushir, dont les ruines dominent une vallée boisée. Vue d'ensemble : les monastères bouddhistes mongols.
On ne vient pas en Mongolie pour ses villes, mais on y passe — pour le carburant, une nuit au chaud ou un ravitaillement. La liste complète figure sur les villes de Mongolie : Erdenet, Tsetserleg, Arvaïkheer, Khovd, Ulaangom, Bayankhongor, Öndörkhaan, Mandalgov, Sükhbaatar, Bulgan, Uliastaï, Zuunmod.
La règle est simple : une région lointaine par voyage. Vouloir enchainer le Gobi et l'Altaï en deux semaines revient à passer son séjour en voiture. Un itinéraire de trois semaines permet déjà une vraie combinaison. Voir aussi Oulan-Bator, point de départ de tout circuit.
Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.
Télécharger la méthode →Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement