La Mongolie protège près d’un cinquième de son territoire : 19,8 % des terres en 2024 selon la Banque mondiale. La base mondiale des aires protégées en recensait 109 en septembre 2026, et le pays s’est engagé à atteindre 30 % en 2030.
La loi de 1994 distingue quatre catégories. Le Дархан цаазат газар (darkhan tsaazat gazar), l’aire strictement protégée, où l’accès est limité et parfois soumis à autorisation. Le Байгалийн цогцолборт газар (baigaliin tsogtsolbort gazar), le parc national, seule catégorie aménagée pour les visiteurs. Puis le Байгалийн нөөц газар (baigaliin noots gazar), réserve naturelle, et le Дурсгалт газар (dursgalt gazar), monument naturel, sans infrastructure ni accueil. Les décomptes par catégorie diffèrent d’une source officielle à l’autre : ne cherchez pas un chiffre exact.
Un arrêté du ministère de l’Environnement et du Tourisme (A/71, 2023) fixe une grille par catégorie : de l’ordre de 3 000 tugriks pour un monument naturel, 6 000 pour une réserve, 9 000 pour un parc national, 15 000 pour une aire strictement protégée, en voiture particulière ; les gros véhicules paient jusqu’à 500 000. La perception varie : tantôt par personne, tantôt par véhicule, au poste de garde. Gardez le reçu. Vérifiez le tarif du jour sur les règles et tarifs des aires protégées. Partout les mêmes interdits : pas de hors-piste, feu dans les foyers existants, déchets remportés, pas de savon dans les lacs (tourisme responsable).
Gorkhi-Terelj, créé en 1993 sur 292 000 hectares, commence à 37 km de la capitale, le village de Terelj à 66 km, une heure et demie de route. Sa partie sud est très construite et déçoit qui cherche du vide. Bogd Khan Uul, 2 261 m, aire strictement protégée et non parc national, domine la ville au sud : la montagne figurait dès 1709 parmi les douze sommets interdits à la chasse et à la coupe, ce qui en fait l’une des plus anciennes aires protégées au monde. Khustain Nuruu, 506 km² à 100 km à l’ouest, réintroduit le cheval de Przewalski depuis 1992 : une journée suffit, en visant la fin d’après-midi.
Gobi Gurvansaikhan est le plus grand parc national : environ 27 000 km² et 380 km d’est en ouest. On y entre par Dalanzadgad et on en voit trois fragments en trois jours, dont Yolyn Am. Le parc du Khovsgol enserre un lac de 2 760 km², profond de 267 m, qui contient près de 70 % de l’eau douce du pays. Khorgo-Terkhiin Tsagaan Nuur, dans l’Arkhangai, protégé depuis 1965, associe un volcan éteint et un lac de barrage volcanique : deux nuits suffisent.
Altai Tavan Bogd (6 362 km², 1996) réunit le point culminant du pays, trois grands lacs et les pétroglyphes de l’Altai inscrits à l’Unesco. Il longe la frontière : le permis de zone frontalière y est obligatoire, gratuit, mais demandé 30 à 60 jours à l’avance par une agence agréée, seule habilitée à le déposer. Même précaution vers Uvs Nuur. La Grande Réserve du Gobi (53 000 km², 1975, réserve de biosphère depuis 1991) ne se visite pas librement.
Un parc mongol n’est pas balisé : ni sentier marqué, ni carte à l’entrée, ni centre d’accueil hors de quelques sites. Hors juin-septembre, beaucoup de postes sont vides et les camps fermés ; regardez la meilleure période avant de réserver. Enfin, l’entrée pèse peu : le vrai coût d’un parc, ce sont le 4x4 et le chauffeur pour y aller.
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