Le parc national du Khovsgol

Le Khovsgol n’est pas seulement un lac : c’est un parc national, avec une barrière, un billet et des règles. Le parc Khovsgol Nuur a été créé en 1992. Il couvre environ 838 000 hectares, soit 8 380 km², et englobe le lac, ses deux rives et les crêtes qui les dominent.

Ce que le parc protège

Le site marque la bascule entre steppe d’Asie centrale et taïga sibérienne : forêts de mélèzes, tourbières, troupeaux de yaks sur les alpages. Le lac concentre près de 70 % de l’eau douce du pays, ce qui explique la sévérité des règles. Les éleveurs de rennes Tsaatan vivent plus au nord-ouest, hors du parc, à plusieurs jours de route et de cheval. Les rennes que vous verrez près de Khatgal en été sont amenés là pour la photo payante : c’est une prestation touristique, pas une visite chez les Tsaatan, et la rive ne convient pas au pâturage des rennes.

Le droit d’entrée : où et comment on le paie

Le paiement se fait à la barrière du parc, à hauteur de Khatgal, à la pointe sud du lac. Tout se règle en tugriks et en espèces : ni carte ni distributeur sur place, prévoyez du liquide. Depuis la hausse de janvier 2025, comptez de l’ordre de 20 000 tugriks par personne pour un visiteur étranger, soit environ 5 € (5 000 tugriks pour un résident), et de 10 000 à 50 000 tugriks pour le véhicule : marginal dans un budget Khovsgol. Les tarifs sont réévalués de temps en temps : demandez le montant du jour plutôt que de vous fier à un blog ancien. Gardez le billet, il peut être redemandé. Les agences l’incluent en général ; faites-le préciser par écrit.

Les règles : feu, déchets, circulation

Le feu d’abord. Le bivouac est toléré, mais le feu libre en forêt de mélèzes est proscrit hors des emplacements prévus par les camps ; un réchaud règle la question (bivouac en Mongolie). Les déchets ensuite : rien n’est ramassé sur les rives, tout ce que vous montez redescend avec vous. Pas de savon ni de vaisselle dans le lac, qui sert aussi d’eau potable. La circulation enfin : on reste sur les pistes existantes, sans ouvrir de trace sur la grève. Les véhicules sont interdits sur la glace en hiver : une trentaine de camions et d’engins ont coulé du temps où l’on traversait le lac gelé, et l’État en remonte les épaves depuis 2021. La pêche se pratique sur permis, délivré localement.

Y entrer, et pour combien de temps

Tout passe par Moron : 1 h 15 à 1 h 30 de vol depuis Oulan-Bator, puis une centaine de kilomètres goudronnés jusqu’à Khatgal, 1 h 30 à 2 h de route. Trois nuits dans le parc sont un minimum honnête ; une seule ne paie pas le trajet.

La pression touristique sur les rives

Elle est réelle, et concentrée. L’essentiel des visiteurs se répartit sur une trentaine de kilomètres de rive ouest, entre Khatgal, Jankhai et Toilogt, et sur six semaines en juillet et août. Des dizaines de milliers de personnes chaque année, en majorité des Mongols en vacances : sono, quads, camps neufs alignés au bord de l’eau. Des microplastiques ont été mesurés jusque dans cette eau réputée intacte, et la pêche au filet reste mal contrôlée. Deux parades : venir en juin ou en septembre, ou passer sur la rive est, beaucoup moins fréquentée, avec très peu de services : quelques camps seulement, à réserver à l’avance.

À lire ensuite : les zones à voir · les erreurs fréquentes · la faune du parc · quand partir

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