Jankhai est la première grande concentration de camps au nord de Khatgal, sur la rive ouest du lac Khovsgol ; des camps isolés jalonnent déjà la route. Un col avec vue, une file de camps de yourtes, une plage où l’on entre dans l’eau sans se tordre les chevilles. C’est le secteur le plus accessible du lac, et le plus fréquenté.
Comptez une vingtaine de kilomètres au nord de Khatgal. Ce fut longtemps une heure de piste secouante ; comptez de l’ordre d’une demi-heure sur les portions refaites. Un revêtement dur est en cours de Khatgal à Jankhai puis Toilogt, avec des ouvertures annoncées par tronçons : une partie du trajet reste de la piste compactée. Faites confirmer l’état du dernier kilomètre par votre camp avant de venir en berline, et lisez l’état des routes. Pas de ligne régulière : taxi négocié à Khatgal, transfert du camp, ou véhicule avec chauffeur. Le droit d’entrée du parc national se paie avant, à la barrière de Khatgal, en espèces.
En montant vers Jankhai, la route quitte la rive et franchit un col boisé avant de redescendre sur les camps. C’est la vue que tout le monde photographie : le lac en enfilade, les mélèzes, les crêtes de la rive est en face. Dix minutes d’arrêt suffisent. Derrière les camps, une colline se monte à pied en une heure environ et donne mieux : plus haut, plus calme, sans voitures. Partez le matin : le vent se lève souvent l’après-midi. Le panorama regarde plein est : contre-jour le matin, meilleure lumière le soir. Chaussures fermées : il n’y a pas de sentier balisé.
Les camps de yourtes s’alignent sur quelques kilomètres de grève. Ordres de grandeur : 25 à 40 dollars la nuit pour le très simple, 40 à 70 dollars par personne en pension complète, 80 à 150 dollars par personne, repas compris, pour une yourte avec salle d’eau privée. Faites confirmer par écrit si le tarif s’entend par personne ou par yourte. La plupart ouvrent en juin et démontent en septembre ; voyez quand partir. L’électricité est souvent solaire et coupée la nuit. Aucun commerce sur place : retirez vos tugriks avant de monter, et les repas se prennent au camp. Pour juillet et août, réservez deux à trois mois à l’avance.
La grève de Jankhai est l’une des rares du lac où l’on marche pieds nus. L’eau reste froide en toute saison : la baignade se compte en minutes, même en août. Une journée bien remplie tient sans se presser : la montée au point de vue tôt le matin, deux ou trois heures à cheval en fin de matinée, une sortie en kayak ou en bateau l’après-midi. Les treks équestres de plusieurs jours partent plutôt de Toilogt. Deux nuits valent mieux qu’une : l’approche depuis Moron occupe déjà une demi-journée.
Jankhai est un lieu de vacances mongol avant d’être un site sauvage. En juillet et en août, sono, quads et camps neufs alignés au bord de l’eau font partie du tableau, et les moustiques sont sérieux au crépuscule. Qui cherche le calme vient en juin ou en septembre, ou pousse jusqu’à Toilogt. Autre déconvenue courante : « au bord du lac » signifie parfois plusieurs centaines de mètres de l’eau. Vérifiez la position exacte du camp avant de payer.
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