La rive ouest concentre presque tout le tourisme du lac Khovsgol : une trentaine de kilomètres de piste au nord de Khatgal, des dizaines de camps de yourtes, quelques plages. C’est la partie facile du lac, et la plus encombrée en juillet et août.
Tout part de Khatgal, à la pointe sud. Le droit d’entrée du parc national se paie là, en espèces : quelques euros par personne, plus une redevance de véhicule, montant à faire confirmer sur place. Au-delà du village, le goudron s’arrête. La piste longe la rive en forêt de mélèzes : racines, sable, passages de tourbière. Tablez sur une moyenne réelle de 15 à 25 km/h. Une berline passe parfois jusqu’aux premiers camps par temps sec, jamais après la pluie : le 4x4 avec chauffeur reste la règle. Aucun transport public ici : sans véhicule, les pensions de Khatgal organisent les transferts.
À environ 25 km au nord, une heure de piste, Jankhai ouvre la série des camps. Plage accessible, repas, chevaux à l’heure, et derrière les camps une colline qui se monte en une heure : c’est le meilleur point de vue du coin. En août, les camps se touchent et la musique porte sur l’eau. Une nuit suffit.
Toilogt est à 30 ou 35 km de Khatgal, 1 h 30 à 2 h selon l’état du sol. Le décor y gagne : presquîle, petit lac intérieur, zone humide. Les camps de yourtes y sont parmi les plus confortables du lac, douche chaude et repas compris, souvent le double d’un camp simple, soit plusieurs dizaines d’euros par personne, à confirmer. La plupart des randonnées à cheval de plusieurs jours partent d’ici.
C’est l’erreur de planification la plus fréquente. Passé Toilogt, la piste continue vers le nord, se dégrade, puis cesse d’être carrossable : au-delà, on progresse à cheval ou à pied. On ne rejoint pas Khankh par la rive ouest en voiture. Ce village, officiellement Turt, est à 22 km du poste-frontière russe de Mondy. On y accède par la rive est, environ 200 km de mauvaise piste depuis Khatgal, une journée pleine dans chaque sens, ou par bateau en été, avec des départs rares et des horaires à vérifier sur place. Les conditions de passage vers la Russie changent : ne bâtissez pas un itinéraire dessus sans confirmation récente.
Les plages sont courtes, en galets ou en sable gris, presque toujours devant un camp. L’eau reste froide tout l’été : on se baigne quelques minutes, pas une après-midi. Les moustiques sont sérieux en juillet et en août sous les mélèzes. Le signal téléphonique tombe dès la sortie de Khatgal, et beaucoup de camps tournent au solaire ou au groupe, quelques heures par jour : voir réseau et électricité.
Deux à trois nuits suffisent sur cette rive : une à Jankhai, une ou deux à Toilogt. La saison utile va de juin à septembre ; en dehors, la plupart des camps ferment, à confirmer avant de réserver. Trois déceptions reviennent. Le bruit : sono, quads et groupes électrogènes en haute saison. Les distances : moins d’une heure entre Jankhai et Toilogt, mais une journée de piste pour la rive est. Tranchez le transport d’abord. L’argent : rien ne se paie par carte au nord de Khatgal, ni les chevaux ni les repas, uniquement des tugriks liquides, comme le détaille le budget sur place.
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