Le rivage du lac Khovsgol fait environ 414 km. C’est le chiffre qui commande tout le reste : à 20 ou 25 km par jour, en boucler le tour demanderait deux à trois semaines en selle. Personne ne le vend, et presque personne ne le fait.
Les circuits annoncés sous ce nom remontent la rive ouest, puis quittent l’eau par un col forestier vers la vallée du Darkhad et les monts Khoridol Saridag. Ils ne bouclent pas. Au nord de Toilogt, la piste de la rive ouest se dégrade puis s’arrête. Reste la rive est, environ 200 km de mauvaise piste à véhicules jusqu’à Khankh, quelques camps isolés, aucun relais de chevaux ni ravitaillement. Le tour intégral est une expédition autonome, pas une randonnée.
La journée : un cheval loué la veille à Khatgal, quatre à six heures le long de la rive. La sortie de trois à cinq jours jusqu’à Toilogt : 70 à 80 km aller-retour, gués et tourbières compris. Enfin le grand trek, 7 à 10 jours à cheval insérés dans un séjour de 15 à 19 jours, qui pousse jusqu’aux éleveurs de rennes : permis de zone frontière obligatoire.
15 à 30 km, 5 à 6 heures en selle, au pas pour l’essentiel. Départ en matinée, longue halte de midi pendant que les chevaux pâturent, camp monté en milieu d’après-midi. Les étapes de col sont plus courtes et plus dures. Sur une semaine, prévoyez une journée sans cheval.
L’emeel traditionnelle est un arçon de bois sans rembourrage : tenable deux heures, ruineuse sur cinq jours. Exigez une selle russe ou anglaise avant de payer : c’est une cause fréquente de trek écourté. Le cheval mongol est petit et peu habitué au contact humain. Pantalon sans couture intérieure, chaussures fermées à petit talon, et votre casque : il n’est pas toujours fourni (quoi emporter).
Khatgal est le dernier point d’approvisionnement, mais limité au basique : pâtes, conserves, eau. Le spécifique et les cartouches de gaz s’achètent à Moron. Tout se paie en espèces. Des chevaux de bât portent le matériel. Sur la rive ouest un véhicule d’assistance suit encore ; plus haut, non. L’eau vient des torrents et se traite. Aucun réseau ni recharge au-delà des premiers camps. Le droit d’entrée du parc national se règle à la barrière, de l’ordre de 20 000 tugriks par personne depuis 2025.
Les agences écrivent qu’aucune expérience n’est requise. Vrai sur trois jours, optimiste ensuite. La difficulté n’est pas technique : elle est dans les cuisses, le dos et la répétition. Les déconvenues classiques : l’abandon au troisième jour, la pluie qui transforme la tourbière en piège, les taons de juillet. Et beaucoup de contrats d’assurance voyage excluent l’équitation : lisez la ligne avant de partir.
De la mi-juin au début septembre (quand partir). Septembre donne les mélèzes jaunes et peu de monde, mais des nuits sous zéro. Accès : 1 h 15 à 1 h 30 de vol jusqu’à Moron, puis une centaine de kilomètres goudronnés. Ordres de grandeur à faire confirmer : en direct, cheval et guide se négocient en liquide à Khatgal, bien moins cher qu’en agence ; 50 à 90 euros par jour en formule complète ; 2 500 à 3 500 euros le séjour occidental de deux semaines.
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