La Mongolie n’est pas un pays chaud ni un pays froid : c’est un pays d’écarts. Dans le Gobi, la température peut bouger de 35 °C en vingt-quatre heures. Tout l’équipement découle de là.
Trois couches, pas une garde-robe. Une base respirante en laine mérinos ou en synthétique, une polaire ou une doudoune fine, une veste coupe-vent et imperméable à capuche. Le vent est le vrai sujet : la steppe est nue, rien ne l’arrête. La doudoune seule ne suffit pas, il faut la coque par-dessus. Deux jeux de sous-vêtements techniques suffisent : la blanchisserie à Oulan-Bator coûte peu et beaucoup de camps lavent le linge. Bonnet et gants légers même en juillet. Arbitrez avec le climat mois par mois et la meilleure période pour partir.
Oui, sauf si vous dormez uniquement à l’hôtel. Les camps de yourtes fournissent des couvertures, mais leur nombre et leur état varient. En été, comptez un sac confort -5 °C au minimum, -10 °C en bivouac ; en mai, en septembre ou en hiver, il faut nettement plus. Un drap de sac en soie pèse environ 150 g, ajoute un peu de chaleur sans miracle et règle surtout l’hygiène chez l’habitant. Si vous bivouaquez, ajoutez un matelas isolant : le sol est dur et froid. On trouve du matériel de trek à Oulan-Bator pour dépanner, mais les marques importées y coûtent plus cher qu’en Europe : achetez l’essentiel avant de partir.
Le pays compte plus de 250 jours de soleil par an et Oulan-Bator est à 1 350 m d’altitude. Crème haute protection, lunettes de catégorie 3, chapeau à larges bords ou casquette, plus un tour de cou : ce n’est pas du luxe. Le tour de cou sert aussi contre la poussière des pistes et pendant les tempêtes de sable du Gobi. Un sac photo qui ferme : la poussière fine abîme les objectifs.
La lampe frontale n’est pas un gadget : beaucoup de camps coupent le générateur en soirée et les toilettes sont dehors. Le courant est en 220-230 V, sur des prises de type C, les deux broches rondes européennes. Un Français ou un Belge n’a besoin d’aucun adaptateur. Un Suisse non plus avec la fiche plate à deux broches, mais la fiche suisse à trois broches (type J) n’entre pas dans une prise de type C : prévoyez un adaptateur. Un Canadien, toujours. Emportez une batterie externe, en cabine et jamais en soute : la limite usuelle est de 100 Wh, à vérifier. Dans le Gobi, recharger reste aléatoire, comme l’accès au réseau téléphonique. Détails côté électricité, eau et hygiène.
On ne rachète rien entre deux camps :
Pour les médicaments et la santé, voyez votre médecin avant de partir.
La valise rigide à roulettes arrive en tête : impossible à caser dans un coffre de 4x4, pénible dans une yourte. Prenez un sac souple. Les vols intérieurs limitent en général la soute à 15 kg en classe économique, à vérifier au moment de réserver. Chaussures neuves : ampoules garanties. Dernière erreur, la plus fréquente : trop de tenues, pas assez de chaud. Et évitez le short pour monter à cheval ou à chameau.
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