La Mongolie a le climat le plus extrême qu'un voyageur européen soit susceptible d'affronter. Deux causes se cumulent : le pays est à plus de 700 km de la mer la plus proche, qui ne peut donc rien tempérer, et il se tient en altitude — Oulan-Bator culmine à environ 1 300 m, dans la vallée de la Tuul. Résultat : un climat continental extrême, sec, très ensoleillé, avec des écarts de température que l'on ne rencontre presque nulle part ailleurs.
Oulan-Bator est la capitale la plus froide du monde. Et pourtant, avec plus de 250 jours de soleil par an, la Mongolie porte un surnom qu'elle mérite : le pays du ciel bleu.
| À Oulan-Bator | Valeur |
|---|---|
| Moyenne de janvier | environ −23 °C (de −29 à −16 °C) |
| Moyenne de juillet | environ 17,5 °C (12 à 25 °C dans la journée) |
| Altitude | environ 1 300 m |
| Pluies | concentrées sur juillet et août |
| Ensoleillement | plus de 250 jours par an |
Dans le reste du pays, les extrêmes sont plus marqués encore : −30 à −40 °C en plein hiver dans de nombreuses régions, jusqu'à −50 °C dans le nord-ouest, et 30 à 38 °C en juillet dans le sud du Gobi.
| Période | Conditions | Pour qui |
|---|---|---|
| Mai | Les camps ouvrent à partir de la mi-mai. Encore quelques chutes de neige possibles au nord. | Ceux qui veulent le calme avant la saison |
| Juin | Beau et sec au centre et au sud. Le nord et les montagnes restent frais jusqu'en début juillet. | Le meilleur compromis |
| Juillet | Naadam du 11 au 13. Chaleur forte dans le Gobi. Haute saison : hébergements saturés à Oulan-Bator. | Ceux qui viennent pour le festival |
| Août | Mois le plus pluvieux au centre et au nord. Herbe verte, rivières pleines — mais pistes boueuses et moustiques. | Photographes, amateurs de steppe verte |
| Septembre | L'un des plus beaux mois. Gobi rafraîchi, couleurs d'automne au nord, insectes disparus. | Le choix des connaisseurs |
| Octobre à avril | Hiver long. Ciel bleu constant, mais froid sévère et infrastructures touristiques fermées. | Voyage d'aventure assumé |
Long, sec, et d'un froid qui ne se compare à rien en Europe. Les moyennes de janvier et février tournent autour de −20 °C, avec des nuits nettement plus basses. Particularité déroutante : le ciel reste presque constamment bleu. Il neige peu — mais quand la neige recouvre l'herbe et gelè, le bétail ne peut plus pâturer. C'est le dzoud, ce phénomène qui tue périodiquement des dizaines de milliers de bêtes et bouleverse la vie des éleveurs.
Voyager en hiver est possible et spectaculaire, mais ce n'est pas une saison de découverte : la plupart des camps de yourtes sont fermés, les pistes sont difficiles, et l'équipement nécessaire n'est pas celui d'un voyage ordinaire.
La saison la plus instable, et la moins recommandée. On dit de la Mongolie qu'elle connaît quatre saisons en une journée : c'est au printemps que le dicton se vérifie. On peut se réveiller sous la neige et finir la journée en tee-shirt.
Surtout, c'est la saison des tempêtes de poussière. Les vents soulèvent le sable du Gobi et il n'est pas rare qu'elles atteignent Oulan-Bator. Ajoutez le refroidissement éolien : un vent modéré suffit à faire perdre plusieurs degrés au ressenti.
Court, chaud, agréable — et c'est la seule vraie saison de voyage. C'est aussi la période où tombe l'essentiel des précipitations de l'année, principalement en juillet et août. Les averses sont généralement courtes, mais elles transforment les pistes en boue et rendent certaines étapes aléatoires.
Le contraste régional est fort : pendant qu'il pleut au nord, le Gobi peut dépasser 35 °C sans une once d'ombre.
Court mais souvent le plus beau moment de l'année. Le Gobi redevient supportable, les forêts du nord se colorent, les moustiques disparaissent et la fréquentation retombe. L'inconvénient : les camps commencent à fermer dès la mi-septembre dans certaines régions.
En mongol, gobi désigne une étendue aride — et le nom est juste : certaines zones de l'extrême sud-est ne reçoivent aucune précipitation certaines années. Les pluies y dépassent rarement 50 à 100 mm par an.
En juillet, les maximales atteignent ou dépassent 30 °C, jusqu'à 38 °C dans le sud. L'ombre est inexistante. En hiver, en revanche, le Gobi n'est pas épargné : de mi-octobre à avril, on y descend couramment à −20 ou −30 °C, et il peut y neiger jusqu'en avril. Un désert froid, donc — pas un Sahara.
C'est la région la plus arrosée du pays, où la steppe cède la place à la forêt de mélèzes et de pins. Les précipitations y sont trois à quatre fois supérieures à celles du Gobi. L'hiver y dure un à deux mois de plus qu'au sud, et le froid y est le plus sévère du pays.
→ Les Tsaatan, Mörön
Altitude et latitude se cumulent. C'est dans le nord-ouest que l'on relève les températures les plus basses du pays, jusqu'à −50 °C. Même en été, les nuits en altitude sont froides.
→ Les montagnes de l'Altaï, Bayan-Ölgii
Les relevés des dernières décennies montrent une hausse de la température annuelle moyenne nettement supérieure à la moyenne mondiale, le réchauffement étant le plus marqué en hiver et en altitude. Conséquences visibles : le pergélisol recule, la durée d'enneigement raccourcit, les tempêtes de poussière se multiplient et les épisodes de sécheresse s'intensifient.
Pour un voyageur, cela se traduit surtout par une imprévisibilité accrue : les moyennes restent un repère utile, mais une année donnée peut s'en écarter fortement. Vérifiez les prévisions dans les jours précédant chaque étape, et gardez de la souplesse dans votre itinéraire.
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