Les erreurs fréquentes au Khovsgol

Le lac Khovsgol déçoit rarement par lui-même. Les regrets viennent de la préparation. Voici les erreurs qui reviennent le plus, et ce qu’elles coûtent.

Arriver sans espèces

C’est de loin la première. Sur les rives, la carte ne sert à rien : camps de yourtes, chevaux, bateaux, épiceries, tout se règle en tugriks liquides. Khatgal a une agence Khan Bank et un ou deux distributeurs, qui n’ouvrent qu’aux heures de bureau et rejettent souvent les cartes étrangères ; une coupure de réseau suffit à les mettre hors service. Retirez à Oulan-Bator, ou à défaut à Moron, en petites coupures, de quoi couvrir tout le séjour. Chiffrez-le avant avec le budget au Khovsgol et argent et paiement en Mongolie.

Sous-estimer le froid des nuits en plein été

À Khatgal, 1 666 m d’altitude, la moyenne des minimales est de 3,3 °C en juin, 7,1 °C en juillet, 5,1 °C en août et -1,7 °C en septembre. Ce sont des moyennes : des nuits descendent plus bas. Les journées d’été plafonnent autour de 18 à 20 °C, mais seulement 13,5 °C en moyenne en septembre. Beaucoup arrivent en tenue d’été et passent leurs soirées à grelotter. Doudoune légère, bonnet et couche thermique ne sont pas du luxe : voir quoi emporter. Dans les camps, le poêle de la yourte s’éteint au milieu de la nuit et personne ne vient le rallumer.

Prévoir trop peu de jours

Le lac coûte surtout du trajet. Il faut rejoindre Khatgal par Moron : 1 h 15 à 1 h 30 de vol depuis Oulan-Bator puis une centaine de kilomètres goudronnés, ou une quinzaine d’heures de bus. Greffé sur un circuit déjà chargé, cela donne deux jours de transport pour une nuit sur place. Trois nuits dans le parc sont un minimum honnête ; quatre ou cinq laissent une journée à cheval, une de marche et une sans rien. Le Khovsgol tient mieux dans un itinéraire de deux semaines.

Choisir sa rive au hasard

Les deux rives n’ont rien en commun. La rive ouest concentre camps, plages et services sur une trentaine de kilomètres au nord de Khatgal ; elle sature en juillet et en août, sono et quads compris. La rive est est vide : 180 à 200 km de piste jusqu’à Khankh, une journée pleine de conduite dans chaque sens, aucun commerce, pas de réseau. Y partir sans 4x4 avec chauffeur ni jours devant soi est une erreur classique.

Négliger le droit d’entrée du parc

Le lac est inclus dans un parc national créé en 1992, d’environ 8 380 km². Un poste perçoit le droit d’entrée à l’entrée du parc, en général avant la banque. Comptez de l’ordre de 20 000 tugriks par personne pour un étranger, environ 5 €, plus une redevance de véhicule, en espèces uniquement. Le tarif a été réévalué récemment et peut l’être encore : demandez le montant du jour. Gardez le billet. Par agence, faites préciser par écrit s’il est inclus.

Les déconvenues plus petites

L’eau dépasse rarement 10 à 14 °C au plus chaud : la baignade se compte en secondes. Les moustiques sont sérieux en juillet et en août près des embouchures. Le réseau tombe dès la sortie du village, et beaucoup de camps ne fournissent l’électricité que quelques heures : une batterie externe s’impose. Enfin, les rennes proposés en photo près de Khatgal sont une prestation payante, pas une rencontre avec les éleveurs tsaatan.

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