On navigue sur le Khovsgol, mais pas comme sur un lac alpin : 136 km de long, une eau froide toute l’année, aucune surveillance et un vent qui se lève en une demi-heure. La fenêtre utile va de la mi-juin au début septembre. Voici ce qui se loue, ce que ça coûte et ce qu’il faut refuser.
Khatgal, à la pointe sud du lac, dispose d’un petit port : presque toutes les sorties en partent. Deux formules. La promenade d’une à deux heures le long de la rive, proposée par les pensions et les camps, se facture au bateau entier et à l’heure : demandez ce prix avant de monter, il se partage entre les passagers. Et la liaison vers le nord du lac, réservée au plein été, départs rares et horaires confirmés la veille sur le quai, jamais en ligne. Elle mange la journée et ne dessert pas la rive est : ce n’est pas un raccourci pour la piste de cette rive. Tout se négocie et se règle en espèces (argent et paiement).
Des camps de la rive ouest, à Jankhai et Toilogt, louent des kayaks à l’heure ou à la journée. Ordre de grandeur : l’équivalent de 20 à 40 dollars la journée, à confirmer sur place, les tarifs changeant chaque saison (budget au Khovsgol). Le matériel est correct sans plus : coques de loisir, pagaies fatiguées, gilets parfois trop grands. Exigez un gilet à votre taille et un sac étanche, ou emportez les vôtres (quoi emporter). Sortie réaliste : deux à trois heures le long du rivage, le matin.
Le lac est profond : 262 à 267 m au point bas selon les sources, à 1 645 m d’altitude (géographie et formation). Il ne se libère de sa glace que courant juin, et la surface plafonne entre 10 et 14 °C en été, un peu plus dans les baies abritées ; en profondeur, elle reste proche de 4 °C. Un dessalage n’est donc pas un bain : le choc coupe le souffle et les gestes se figent vite. Même constat que pour la baignade. La transparence, elle, est exceptionnelle : disque de Secchi souvent au-delà de 18 m. On voit le fond loin du bord, ce qui trompe sur la profondeur.
Le Khovsgol occupe un fossé étroit encaissé entre deux chaînes. L’air s’y canalise sur toute la longueur et lève un clapot court et cassant, le plus souvent en début d’après-midi, alors que le lac est un miroir à l’aube. La règle locale tient en une ligne : pagayer tôt, rentrer avant midi. Les orages de juillet passent en plus par-dessus la crête, sans préavis visible depuis la rive.
Le droit d’entrée du parc national se paie quoi qu’il arrive, même pour une heure de pagaie. Les moustiques rendent les départs de fin de journée pénibles en juillet. Et une journée de vent annule tout : gardez un créneau de repli, ou basculez sur une sortie à cheval.
À lire ensuite : les zones à voir · la pêche au Khovsgol · les erreurs fréquentes · aller à Khatgal
Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.
Télécharger la méthode →Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement