Le Gobi-Altai

Le Gobi-Altai (Говь-Алтай, Govi-Altai) est la deuxième province du pays par la surface et la moins densément peuplée : 141 448 km², environ 56 000 habitants, 18 sums. Les chaînes de l’Altai mongol la ferment au nord-ouest, le Gobi transaltaïque l’occupe au sud. La plupart des voyageurs la traversent sans s’arrêter, en route vers Khovd.

Altai, la ville-relais

Le chef-lieu, Altai (Алтай), se tient vers 2 200 m d’altitude, à un peu plus de 1 000 km d’Oulan-Bator par la route de l’ouest. On y vient pour le carburant, la banque et les provisions, pas pour la ville : c’est la dernière base sérieuse avant des centaines de kilomètres de piste.

Le Sutai Uul et les montagnes sacrées

Le point culminant est le Sutai (Сутай хайрхан, Sutai khairkhan), à cheval sur la limite avec Khovd : 4 220 m, ou 4 090 m selon certaines sources mongoles. Neiges permanentes, massif long d’une soixantaine de kilomètres, site de culte d’État depuis 2008. Plus près d’Altai, le Burkhan Buudai (Бурхан буудай, 3 765 m) est sous protection de l’État depuis 1996. Le mot khairkhan désigne une montagne vénérée : au col, on contourne l’ovoo trois fois, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Eej Khairkhan et les neuf vasques

Le site naturel le plus connu de la province est Eej Khairkhan (Ээж хайрхан, « la mère vénérée »), 2 274 m, à environ 1 120 km d’Oulan-Bator. Neuf vasques creusées dans le granit, les neuf chaudrons (Есөн тогоо, yesön togoo) : les plus grandes gardent de l’eau toute l’année, mais la quatrième, comblée d’argile, reste à sec. Comptez une demi-journée : la montée est courte mais rocheuse, avec des ressauts entre les vasques. Chaussures fermées, pas de sandales.

Les dunes : soyons clairs

La province a du sable, mais aucun cordon de dunes spectaculaire et accessible. Si c’est ce que vous cherchez, allez plutôt à Khongoryn Els ou à Mongol Els, dans le Zavkhan voisin. Ici, on vient pour les montagnes, les plaines de graviers et le vide.

La faune et les réserves

Le sud relève de la Grande Réserve du Gobi (1975, biosphère UNESCO 1991) : le bloc B porte la réintroduction du cheval de Przewalski, le bloc A abrite le chameau sauvage et l’ours mazaalai, que vous ne verrez pas. Ce sont des aires strictement protégées : l’accès y est réglementé, voyez les règles et les droits d’entrée. Au nord, la réserve de Sharga protège la saïga de Mongolie.

Y aller et combien de temps

Par la route : deux jours depuis la capitale, avec une étape à Bayankhongor ; vérifiez l’état du dernier tronçon avant de partir. Par les airs : l’aéroport d’Altai (code LTI) est à 2 km de la ville, mais les fréquences et les tarifs des vols intérieurs bougent : vérifiez peu avant le départ. Passé le goudron, tout se fait en 4x4 avec chauffeur, premier poste du budget : de l’ordre de 50 à 75 $ par jour, véhicule et chauffeur, carburant et repas en plus, à revérifier avant de réserver ; voir les prix constatés en Mongolie. Cinq à sept jours sur place ; en dessous, vous ne ferez que rouler.

Saison et déconvenues

Mai-juin et septembre. L’été dépasse 40 °C au sud, l’hiver à 2 200 m est rude. Trois erreurs reviennent : chercher des camps de yourtes là où il n’y en a presque pas, donc prévoir le bivouac ; sous-estimer les distances ; oublier le permis de zone frontalière, obligatoire près de la bande sud : faites-le préparer par votre agence ou demandez-le à Oulan-Bator. Le réseau téléphonique disparaît vite.

À lire ensuite : le Gobi occidental · l’itinéraire ouest complet · les distances routières · découverte de la Mongolie.

Couverture de la méthode Introduction à la langue mongole

Quelques mots de mongol changent tout le voyage

Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.

Télécharger la méthode →

Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement