Le premier voyage suit toujours le même axe : Oulan-Bator, le Gobi, la vallée de l’Orkhon. Il a raison. Le deuxième se construit à l’envers : on abandonne la liste, on choisit une seule région, on y reste dix jours. Les distances mongoles punissent ceux qui veulent tout revoir.
Bayan-Ölgii est à quelque 1 600 km de route d’Oulan-Bator, kazakhe à 93 %, musulmane. C’est là que se concentre la haute montagne mongole : le Khüiten culmine à 4 374 m dans le parc Altai Tavan Bogd, 6 362 km². Deux heures d’avion, quelques rotations par semaine, en principe 15 kg en soute, à confirmer.
Le vrai obstacle est administratif. Tavan Bogd est en zone frontalière : le permis se demande des semaines à l’avance, par une agence ou une guesthouse d’Ölgii. On n’entre pas seul : chaque groupe doit compter au moins un citoyen mongol. Des indépendants se font refouler à l’entrée du parc. Fenêtre utile : mi-juin à fin août, début septembre selon l’enneigement. Le festival de l’aigle d’or tombe les 3 et 4 octobre 2026 ; un opérateur d’Ölgii affiche 2 300 dollars par personne en groupe pour huit jours, vol compris, 2 800 à 3 600 en privé. Depuis l’Europe, comptez nettement plus.
La Mongolie orientale n’a pas de site aussi couru que le Gobi ou l’Orkhon. Elle a la steppe nue et la gazelle : 1,5 million d’individus environ, mise bas en juin et juillet, un rassemblement de 250 000 bêtes observé en 2007. À Khalkhin Gol, dans le Dornod, on lit encore les combats de mai à septembre 1939. Soyons clairs : c’est plat, il n’y a presque aucune infrastructure, beaucoup s’y ennuient. Les autres y reviennent.
L’hiver change plus de choses qu’un changement de région. Les camps de yourtes touristiques ferment, on dort chez l’habitant, les pistes boueuses deviennent dures et roulantes. Le festival de la glace de Khatgal se tient début mars sur le lac gelé : la date bouge chaque année et le mauvais temps peut l’annuler, vérifiez avant de réserver. On annonce couramment -35 °C, et ce n’est pas une figure de style : préparez-vous sérieusement.
Deux heures de balade au premier voyage n’ont rien à voir avec cinq jours de selle. Une vraie randonnée à cheval suppose un cavalier autonome, un cheval de bât et un homme de cheval local. Le tour du Khövsgöl et la haute Orkhon restent les meilleurs terrains. Les chevaux mongols ne sont pas dressés comme les nôtres : on tombe.
De Mörön, dix à douze heures de piste jusqu’à Tsagaannuur, puis une heure de véhicule au nord du village et quatre à huit heures de cheval jusqu’aux campements. Un récit de 2018 donnait 60 à 100 dollars par personne et par jour ; c’est plus cher depuis, demandez un devis. En hiver, les familles descendent plus près du village. Cette visite se discute : l’argent du tourisme ne se répartit pas équitablement entre les familles. Payez les gens directement, achetez sur place.
Ordres de grandeur 2026, à vérifier avant de partir : chauffeur et minibus russe autour de 300 000 tugriks par jour, guide anglophone 65 à 100 dollars, aller-retour intérieur en avion 150 à 450 dollars. Ajoutez les droits d’entrée des aires protégées, payés sur place : le tarif n’est pas publié clairement, demandez-le à votre agence.
À lire ensuite : premier voyage en Mongolie, l’ouest complet, combien de jours dans l’ouest, itinéraire d’hiver, erreurs fréquentes dans l’ouest, plan du site.
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