Le Gobi est un sujet ingrat huit heures par jour et remarquable pendant deux. Tout tient à l’heure de déclenchement, à la protection du matériel et à la façon de demander.
Air sec, 1 470 m d’altitude à Dalanzadgad, environ 10 heures de soleil par jour en juin : la lumière est dure, sans la brume européenne. En juin, le soleil se lève vers 5 h 20 et se couche vers 20 h 45 ; mi-septembre, vers 6 h 40 et 19 h 15. De 10 h jusqu’à deux heures avant le coucher, la lumière aplatit les dunes et brûle les blancs : en juin, cela reporte le bon créneau après 18 h 45. Septembre est plus confortable : soleil bas plus longtemps, nuits plus courtes à sacrifier (climat mois par mois). Fixez ces horaires la veille avec votre chauffeur (4x4 avec chauffeur) : sinon les étapes de route avalent les deux créneaux.
Changez d’objectif le moins possible, jamais dehors par vent. Un zoom polyvalent évite la manipulation. Poire soufflante, microfibre et sacs à glissière dans la liste d’affaires ; nettoyage le soir, à l’abri. Les tempêtes de sable se concentrent de mars à mai : ces jours-là, on range. L’écart jour-nuit tourne autour de 12 à 13 °C : rentrer un boîtier froid dans une yourte chauffée le couvre de buée. Sac plastique fermé avant d’entrer.
Dans la plupart des camps du Gobi, le groupe électrogène ou le solaire ne tourne que le soir, souvent de 18 h à 23 h, et la prise se trouve au restaurant, pas dans votre yourte. Deux réflexes : batterie externe de forte capacité et chargeur multiport pour cette fenêtre, puis recharge sur la prise 12 V en roulant. Visez trois jours d’autonomie. Sauvegardez chaque soir sur un second support : le réseau ne permet pas de tout envoyer dans le nuage.
On demande avant. Un geste vers l’appareil et un « Zurag avch bolokh uu ? » suffisent, et quelques mots de mongol changent l’accueil. Dans une yourte, on s’assoit, on boit le thé, on photographie ensuite ; les usages valent aussi pour l’objectif. Les chameliers qui proposent une balade acceptent presque toujours : convenez du prix de la balade d’abord, la photo vient avec. Ne payez pas à la pose : cela dégrade les rapports pour ceux qui suivent. Avec les chameaux, pas de flash et pas d’approche par l’arrière.
Le Gobi photogénique tient en quelques sites ; entre eux s’étend une steppe caillouteuse plate qui ne donne rien. Comptez cinq jours sur place pour tomber deux ou trois fois sur la bonne lumière. Pour le drone, l’enregistrement auprès de l’aviation civile mongole est requis et la bande frontière avec la Chine est interdite sans permis : faites confirmer par votre agence avant de partir.
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