Dans le Gobi, on ne choisit pas un hôtel : on choisit une formule. Camp de yourtes, nuit chez des éleveurs, ou tente. L’écart de confort entre les trois est considérable.
Presque tous les circuits dorment en camp : une yourte de deux à quatre lits, une yourte-restaurant, un bloc sanitaire à l’écart. Ordre de grandeur en 2026 : 30 à 80 dollars par personne et par nuit en camp standard, repas compris. Avec salle de bains privée, comptez 80 dollars et plus, jusqu’à 150 dollars et davantage. Ces tarifs bougent vite, vérifiez-les. Beaucoup de camps ne prennent pas la carte : emportez des espèces. Le détail est dans camps de yourtes.
C’est ce qui sépare deux camps vendus au même prix. Près de Dalanzadgad et de Yolyn Am, les camps sont mieux équipés : souvent chasse d’eau, eau chaude, douches en dur. Faites-le préciser avant de réserver : deux camps voisins diffèrent. Vers Khongoryn Els et plus à l’ouest : latrines sèches accessibles en permanence, une ou deux cabines de douche pour tout le camp, eau chaude souvent limitée matin et soir. L’eau arrive par camion ; on ne se douche pas vingt minutes. L’électricité vient d’un groupe électrogène ou du solaire, souvent coupée dans la nuit.
Cela ne se réserve pas : le chauffeur arrange la nuit en fin de journée. Vous dormez dans la yourte familiale, sans douche ni toilettes, à plusieurs dans la même pièce. Aucun tarif public : soit un cadeau remplace le paiement, soit la nuit se demande la veille, au prix d’un camp simple. C’est la formule la plus forte humainement et la moins confortable ; une ou deux nuits suffisent à la plupart des voyageurs. Lisez les codes d’entrée avant d’essayer : dormir chez l’habitant.
Le bivouac est possible presque partout. Dans le parc du Gobi Gurvansaikhan, il est encadré. Deux limites réelles : le vent, qui force l’après-midi, et l’eau, qu’il faut transporter. Tente autoportante, profil bas, pierres sur les sardines dès que le sol est sableux (camping et bivouac). L’entrée du parc se paie par personne, campeur ou non : Yolyn Am et Khongoryn Els sont dedans. Quelques milliers de tugriks, mais les montants divergent : vérifiez sur place, gardez le ticket.
Le chef-lieu compte plusieurs hôtels ordinaires, la plupart avec un restaurant. Utiles pour une arrivée tardive ou un départ matinal en avion. Aucun intérêt paysager : vous dormez en ville, pas dans le désert.
C’est l’erreur la plus répandue. À Dalanzadgad, la minimale moyenne est de 17 °C en juillet, 9 °C en septembre et 8 °C en mai (normales 1991-2020). L’écart moyen entre le jour et la nuit dépasse 12 °C. Le poêle est allumé en fin d’après-midi, parfois relancé au petit matin ; entre les deux, personne n’y touche. Demandez une couverture supplémentaire dès l’arrivée (quoi emporter). En juillet, l’inverse : la yourte reste étouffante plusieurs heures après le coucher du soleil.
En juillet et en août, comptez deux à trois mois d’avance, surtout vers Khongoryn Els où les camps sont peu nombreux. Le plus simple reste de laisser une agence réserver les camps en même temps que le 4x4 et le chauffeur. La plupart des camps ferment fin septembre : hors saison, vérifiez l’ouverture avant de partir.
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