L’eau et le ravitaillement dans le Gobi

Dans le Gobi, on ne trouve pas d’eau en chemin : on la charge avant de partir. Entre deux camps, il y a souvent cent kilomètres de piste et aucun commerce. Quantités, points d’achat, liste à cocher.

Combien d’eau par personne et par jour

La référence courante en climat sec est d’environ 4 litres par personne et par jour, boisson et hygiène minimale comprises. Juillet dépasse régulièrement 30 °C l’après-midi (climat mois par mois) et l’air est très sec : on se déshydrate sans transpirer visiblement. Tablez sur 5 litres par personne et par jour en juillet-août, 3 à 4 en mai ou en septembre. Pour quatre personnes sur cinq jours, cela fait 60 à 100 litres à embarquer. C’est le volume qui surprend : prévenez l’agence, le coffre doit le prévoir.

Où se réapprovisionner

Dalanzadgad, 32 674 habitants en 2024 et chef-lieu de l’Umnugovi, est le dernier vrai point d’achat du Gobi central : commerces, station-service, courant en principe vingt-quatre heures sur vingt-quatre (Dalanzadgad pratique). Au-delà, les chefs-lieux de district n’ont qu’une ou deux échoppes au stock aléatoire : de l’eau en bouteille parfois, des bidons de 5 litres rarement. À Oulan-Bator, le 1,5 litre se paie de l’ordre de 2 000 à 3 000 tugriks en supermarché, davantage dans le Gobi où tout arrive par camion ; ces prix bougent, vérifiez-les sur place.

Les puits ne sont pas des points d’eau publics

Le Gobi est parsemé de puits, mais ils servent aux troupeaux et aux familles qui vivent là (les éleveurs du Gobi). On demande avant de puiser et on ne se lave jamais à côté. Cette eau n’est ni contrôlée ni garantie potable, et souvent chargée en sels. La ressource est disputée : la mine d’Oyu Tolgoi, dans le même désert, pompe l’eau de nappes profondes, et les éleveurs s’inquiètent pour leurs puits.

Traiter l’eau

Laissez d’abord décanter une eau trouble, puis choisissez. Une minute à gros bouillons suffit sous 2 000 m, et Dalanzadgad est à 1 470 m ; comptez trois minutes si vous campez plus haut, dans le massif du Gurvansaikhan dont les sommets dépassent 2 800 m. Un filtre retient les parasites, pas les virus. Les pastilles au dioxyde de chlore exigent le temps de contact indiqué sur la notice. Le matériel s’achète à Oulan-Bator, pas dans le désert (électricité, eau et hygiène).

La liste à charger avant de quitter le chef-lieu

  • L’eau en bidons de 5 ou 10 litres plutôt qu’en petites bouteilles, et un jerrican d’eau propre tenu à l’écart du carburant.
  • Deux jours de nourriture d’avance : pain, conserves, fruits secs (manger dans le Gobi).
  • Le plein, plus un jerrican de carburant avant toute incursion sur piste (carburant et mécanique).
  • Des espèces : au-delà du chef-lieu, ni distributeur ni terminal de paiement (argent et paiement).
  • Chapeau, lunettes, crème solaire et des sacs-poubelle : rien n’est ramassé dans le désert.

Les erreurs fréquentes

  • Compter sur le camp. Il sert du thé bouilli à volonté et parfois une douche minutée, mais il ne remplit pas dix bidons.
  • N’emporter que de l’eau de boisson, puis la voir partir dans la vaisselle et le brossage de dents.
  • Monter les dunes de Khongoryn Els en milieu d’après-midi, sans ombre et avec une demi-gourde.
  • Partir sans dire à personne où l’on va : la couverture réseau s’arrête vite après la ville.

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