Électricité, eau et hygiène en Mongolie

Trois sujets qu’on prépare mal et qui rythment ensuite chaque journée.

Le voltage et les prises

La Mongolie est en 220-230 volts, 50 Hz, avec les prises de l’Europe continentale : type C à deux broches rondes, type E ou F avec terre. Fiche française ou belge : elle entre directement. Fiche suisse de type J : adaptateur nécessaire. Pas besoin de transformateur : les chargeurs récents acceptent déjà le 100-240 V.

Recharger pendant le circuit

Hors de la capitale, le courant n’est pas continu. Dans un camp de yourtes standard, il vient d’un groupe électrogène ou de panneaux solaires et ne tourne souvent que de 18 h à 22 h. Chargez tout pendant le dîner. Le point de recharge est parfois unique, dans la yourte-restaurant : emportez une prise multiple. En route, l’allume-cigare du 4x4 reste le plus fiable ; demandez au chauffeur (4x4 avec chauffeur). Autour du Khövsgöl, tout change d’une rive à l’autre (réseau et électricité).

Chez les éleveurs, le courant vient d’un kit solaire de 20 à 75 watts : une ampoule, une télévision et un téléphone, pas trois appareils photo de passage. Emportez une batterie externe : sur les vols intérieurs comme sur le vol d’arrivée, elle doit rester en cabine, jamais en soute. Beaucoup de compagnies en interdisent désormais l’usage et la recharge à bord, et limitent le nombre d’unités : vérifiez avant de partir.

L’eau potable et son traitement

Ne buvez pas l’eau du robinet, même à Oulan-Bator où le réseau vieillit. Pour les dents, les recommandations officielles conseillent aussi l’eau en bouteille ; en ville, beaucoup de voyageurs utilisent le robinet sans incident. Comptez 1 000 à 2 000 MNT la bouteille de 0,5 L en supermarché et 5 000 à 8 000 MNT le bidon de 5 L, à vérifier sur place. Un filtre ou des pastilles reviennent moins cher. Rivières et lacs sont souillés par le bétail : traitez même une eau limpide, ou faites bouillir une minute, trois au-dessus de 2 000 m. Dans le Gobi, l’eau se prévoit par étapes (eau et ravitaillement) ; au nord, voir eau potable au Khövsgöl et la page santé.

Douches et toilettes

Les camps touristiques ont un bloc sanitaire commun, douches chaudes par créneaux, matin et soir, quand l’eau a chauffé au solaire ou au feu. Le débit est faible. D’octobre à mai, la plupart des camps ferment purement et simplement ; les rares qui restent ouverts coupent le bloc sanitaire contre le gel et apportent une bassine d’eau chaude dans la yourte. Chez l’habitant, il n’y a pas de douche du tout. Les sources chaudes de Tsenkher sont souvent la seule vraie douche d’un circuit dans le centre.

Les toilettes de campagne sont deux planches au-dessus d’une fosse, parfois sans porte. Emportez votre papier, du gel et un sac pour vos déchets. En bivouac, il n’y a pas un arbre : écartez-vous d’au moins soixante-dix pas de tout point d’eau, et creusez.

Laver son linge

Les blanchisseries d’Oulan-Bator facturent le plus souvent au kilo, comptez vingt-quatre à quarante-huit heures ; certains hébergements comptent à la pièce : demandez le tarif. Sur la route, c’est bassine et savon. L’air est si sec qu’un t-shirt synthétique sèche en deux heures au soleil et la laine mérinos en une nuit ; le coton, lui, met une journée entière. C’est le vrai critère de votre liste de bagages.

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