Le Dundgovi, le Gobi du milieu

Le Dundgovi (Дундговь, Dundgov, « Gobi du milieu ») est la province qu’on traverse pour aller ailleurs. À tort : c’est, avec le Gobi de l’est, la portion la plus facile à caser dans un long week-end. 74 690 km², environ 46 000 habitants, quinze soums. Créée en 1941 sous le nom de Sharangad (Шарангад), Dundgovi depuis 1942. Un avertissement d’abord : pas de dunes ici. De la steppe sèche, des plateaux, et des massifs de granit posés dessus comme des îles. Le vrai désert de Gobi commence plus au sud.

Y aller

La route goudronnée d’Oulan-Bator à Mandalgovi, le chef-lieu, a été achevée en octobre 2013, puis prolongée jusqu’à Dalanzadgad en septembre 2014 : 300 km, quatre heures et demie à cinq heures. Le Dundgovi est donc à portée d’un aller-retour de week-end par la route. Des bus rejoignent Mandalgovi en cinq à six heures, mais ils s’arrêtent en ville : chaque site est ensuite à une ou deux heures de piste sans balisage. Sans 4x4 avec chauffeur, vous ne verrez rien. Aucun vol régulier ne dessert la province.

Les massifs rocheux

Ils sont deux, et on les confond. Baga Gazriin Chuluu (Бага газрын чулуу), soum de Delgertsogt, culmine à 1 768 m : blocs arrondis, couloirs de pierre, une demi-journée de marche. Ikh Gazriin Chuluu (Их газрын чулуу) s’étire sur une vingtaine de kilomètres au sud-est de Mandalgovi, sur les soums de Govi-Ugtaal et Gurvansaikhan, et culmine à 1 706 m : gorges étroites, blocs à escalader, presque personne. Plus au sud, les falaises de Tsagaan Suvarga, hautes de 30 à 60 m. Un droit d’entrée de l’ordre de 3 000 tugriks par personne, plus le véhicule, peut être perçu.

Les monastères, et le mot « troglodyte »

Autant le dire : aucun monastère n’est creusé dans la roche au Dundgovi. Ce que l’on désigne ainsi, ce sont des ermitages logés sous des surplombs et des ruines coincées entre les blocs. À Baga Gazriin Chuluu subsistent les murs bas d’un petit temple de pierre. À Saikhan-Ovoo, les ruines d’Ongi (Онгийн хийд, Ongiin khiid, « monastère de l’Ongi ») alignaient une trentaine de temples avant 1939. L’exception est à Erdenedalai : le Gimpil Darjaalan Khiid, fondé à la fin du XVIIIe siècle et peuplé d’environ 500 moines, a échappé aux purges de 1937. Devenu entrepôt, il a rouvert en 1990.

Trois jours, jour par jour

  1. Jour 1 — Oulan-Bator, puis Baga Gazriin Chuluu : cinq à six heures, dont une de piste. Marche en fin d’après-midi, nuit en camp de yourtes.
  2. Jour 2 — Mandalgovi le matin, plein et musée, puis Ikh Gazriin Chuluu : une à deux heures de piste. Arrivez avant la nuit : pas de camp de yourtes, seulement le bivouac, sinon hôtel à Mandalgovi.
  3. Jour 3 — retour par le goudron, sept heures avec les arrêts.

Tsagaan Suvarga, à 420 km de la capitale, n’entre pas dans ces trois jours. Erdenedalai non plus : ce détour porte le jour 2 à 250 km de piste ; comptez un jour de plus.

Saison, budget, déconvenues

De mi-mai à fin septembre. L’été peut dépasser 32 °C, l’hiver descendre sous -30 °C ; les camps ferment alors. Ordres de grandeur 2026, à reconfirmer : 120 à 200 € par jour pour le véhicule avec chauffeur, 30 à 70 € la nuit en camp, repas compris. Trois déconvenues classiques : confondre les deux Gazriin Chuluu, attendre du sable, et partir vers les rochers en fin d’après-midi pour chercher ensuite la piste du retour de nuit. Faites le plein à Mandalgovi, même à moitié plein : voyez carburant et mécanique dans le Gobi.

À lire ensuite : le Gobi en cinq jours · Mandalgovi en pratique · la meilleure période pour partir

Couverture de la méthode Introduction à la langue mongole

Quelques mots de mongol changent tout le voyage

Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.

Télécharger la méthode →

Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement