Le bus interurbain relie Oulan-Bator à presque toutes les capitales de province. C’est le moyen le moins cher de traverser le pays, et de loin. Mais il vous dépose en ville, jamais devant un camp de yourtes.
Erreur classique : se présenter au mauvais terminal. Le plus gros est Dragon, à environ 7 km à l’ouest du centre : il dessert l’ouest, le nord et le centre du pays. Tenger Plaza, dans l’arrondissement de Bayanzurkh, couvre l’est et une partie du sud. Une troisième gare, le Lavai Auto Center, prend des lignes vers Tuv, le Dundgovi et le Gobi du Sud. Fiez-vous au terminal inscrit sur votre billet. Comptez 30 à 45 minutes depuis le centre en bus urbain, davantage aux heures de pointe ; détails dans la page gares routières d’Oulan-Bator.
Deux voies. En ligne, sur le site officiel du centre national des transports routiers (eticket.transdep.mn), en anglais, avec une vente ouverte environ trente jours à l’avance ; le paiement par virement suppose souvent un compte bancaire mongol. Ou au guichet, souvent jusqu’au départ ; un à deux jours avant en haute saison. Le nom et le numéro de passeport doivent correspondre exactement à ceux du billet : on les contrôle à l’embarquement. Présentez-vous 30 minutes avant le départ ; un bus manqué n’est pas remboursé. Les destinations s’affichent en cyrillique, alors photographiez le nom de votre ville. Gardez des tugriks en espèces pour les arrêts : voir argent et paiement.
Ordre de grandeur : de 20 000 à 130 000 tugriks selon la distance, soit grossièrement 5 à 30 euros. Kharkhorin est à environ 360 km, six à huit heures de route. Moron demande une bonne journée. Olgii, à l’extrême ouest, demande près de 1 700 km et trente heures ou plus. Les horaires varient selon la ligne : Kharkhorin part vers 11 h, d’autres trajets le soir. Vérifiez horaires et tarifs avant de réserver. D’autres repères dans prix en Mongolie.
Rangées de quatre sièges, pas de toilettes à bord, un arrêt toutes les deux ou trois heures dans une cantine de bord de route. Chauffage poussé l’hiver, musique du chauffeur, marchandises entassées dans l’allée. Les minibus, souvent appelés mikr, partent quand ils sont pleins : moins chers, plus lents, imprévisibles. Emportez eau, nourriture, bouchons d’oreilles et batterie externe, comme indiqué dans quoi emporter. En hiver, neige et vent allongent sérieusement les trajets.
Le bus devient une vraie alternative au 4x4 quand la route est goudronnée et que la ville elle-même est le but : Kharkhorin et le monastère Erdene Zuu, Erdenet, Darkhan, Moron ou Dalanzadgad. Depuis Moron, des minibus rejoignent Khatgal et le lac Khovsgol en deux heures environ, sur route goudronnée.
Il ne mène ni aux dunes, ni aux canyons, ni aux campements d’éleveurs. L’essentiel du réseau mongol reste de la piste : sur environ 112 000 km de routes, moins de 8 000 sont revêtus (2023), comme l’explique la page sur l’état des routes. Pour le Gobi ou l’intérieur du Khovsgol, il faut louer un 4x4 avec chauffeur sur place. La combinaison qui marche : le bus pour le long transfert, le 4x4 pour les jours de visite.
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