Mandalgovi (Мандалговь, Mandalgov) est le chef-lieu du Dundgovi, à 1 395 m d’altitude, à mi-chemin entre Oulan-Bator et le vrai Gobi. De 12 000 à 17 000 habitants selon les sources, une grille de rues soviétique. On n’y vient pas pour la ville : on y dort, on fait le plein, on repart. Pour le portrait général, voyez Mandalgovi, porte du Gobi.
La route du Gobi est goudronnée sur 300 km depuis la capitale, achevée en octobre 2013 : quatre heures et demie à cinq heures en voiture, cinq à six en bus. Les bus du Dundgovi partent de Lavai, la gare routière du sud, dans l’arrondissement de Khan-Uul ; les sources divergent, fiez-vous au terminal inscrit sur votre billet. Confirmez la veille : horaires et fréquences changent souvent. Aucun vol régulier ne dessert Mandalgovi. La plupart des voyageurs arrivent en 4x4 avec chauffeur.
Une poignée de petits hôtels et de pensions, presque aucun référencé sur les plateformes de réservation : on se présente à la porte, ou l’on laisse le chauffeur téléphoner. Sur les enseignes, cherchez зочид буудал (zotchid buudal), « hôtel » : deux mots à savoir lire en cyrillique. En été, chauffage urbain coupé, l’eau chaude n’est pas garantie. Comptez quelques dizaines de milliers de tugriks la nuit, 10 à 25 € environ ; demandez le montant avant de monter les sacs. Une seule période impose de réserver : le Naadam local, à la mi-juillet.
Faites le plein ici, même à moitié plein. Petrovis et NIC tiennent les chefs-lieux — Petrovis annonce 360 stations — mais entre deux aimags les pompes sont rares et parfois à sec : voyez carburant et mécanique dans le Gobi. Le panneau à reconnaître porte шатахуун (chatakhoun), « carburant ». Mi-septembre 2026, la moyenne nationale tournait autour de 4 200 tugriks le litre de gazole et 4 700 pour le sans-plomb 95, soit 1,00 à 1,15 € ; souvent plus cher en province, vérifiez à la pompe. Retirez des espèces avant de descendre plus au sud, et chargez l’eau ici.
Le musée (Дундговь аймгийн музей, Dundgov aimgiin muzei) occupe un bâtiment du centre. Le plan est celui de tous les musées provinciaux : nature, archéologie, ethnographie, objets religieux sauvés des purges de 1937, personnalités locales. Quarante-cinq minutes suffisent. La norme nationale est 9h-17h en semaine, avec pause de midi et fermeture fréquente le week-end, pour 2 000 à 5 000 tugriks ; le supplément photo dépasse souvent le billet. Faites téléphoner avant de traverser la ville.
C’est la vraie raison de dormir une nuit de plus. Baga Gazriin Chuluu, massif de granit, est à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest : blocs arrondis, ruines d’un petit temple, pas un grain de sable. Ikh Gazriin Chuluu (Их газрын чулуу) s’étire sur une vingtaine de kilomètres au sud-est, sur les soums de Govi-Ugtaal et Gurvansaikhan (soum du Dundgovi, pas le parc du Gobi), et culmine à 1 706 m : gorges étroites, blocs à escalader, bivouac. Une à deux heures de piste sans balisage dans chaque sens : trace GPS ou chauffeur. Plus au sud, les falaises de Tsagaan Suvarga. Un droit d’entrée de 3 000 tugriks par personne, plus le véhicule, peut être perçu.
Croire qu’on est déjà dans le désert : ici, c’est de la steppe sèche. Arriver un dimanche et trouver le musée clos. Partir vers les rochers en fin d’après-midi, puis chercher la piste du retour de nuit. Traverser la ville sans faire le plein parce que la suivante paraît proche : Dalanzadgad est à 250 km, sinon plus.
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