La Mongolie n’est pas un pays forestier : environ 9 % du territoire est boisé (Banque mondiale, 2023). Le reste est prairie, steppe sèche ou désert. Ces milieux se succèdent du nord au sud.
La haute montagne couvre environ 5 % du pays : Altaï, Khangai, Khentii. La taïga, autre 5 % environ, est dominée par le mélèze de Sibérie ; on la traverse autour du lac Khovsgol et chez les éleveurs de rennes. Vient la steppe forestière, mélèzes en versant nord, herbe en versant sud : c’est la vallée de l’Orkhon. Puis la steppe, puis la steppe désertique, plus de 20 % du territoire à elle seule, et enfin le Gobi. La géographie du pays explique ce dégradé : il pleut de moins en moins vers le sud.
La steppe reste verte environ de la mi-juin à la fin août, juillet étant le mois le plus arrosé (de l’ordre de 70 à 75 mm à Oulan-Bator). L’herbe jaunit courant septembre. Beaucoup de voyageurs arrivent en septembre en espérant des fleurs et sont déçus. Les anémones pulsatilles ouvrent fin mai, les trolles en juin, asters et sanguisorbes en juillet-août. Vérifiez la meilleure période avant de fixer vos dates.
Les éleveurs citent trois plantes avant les autres : les stipes (herbes à plumet), le taana (Allium polyrrhizum, un ail sauvage) et le ders (Achnatherum splendens), grosse touffe dure qui signale une nappe peu profonde. S’y ajoutent les caraganas épineux et l’armoise. Ce sont ces herbes que broutent les juments dont le lait donne l’airag. Ces espèces commandent tout l’élevage des cinq museaux.
L’edelweiss mongol (genre Leontopodium) pousse des pentes rocheuses de moyenne montagne jusqu’à l’étage alpin ; on le voit à Terelj et dans l’Altaï, en juillet-août. Ne le cueillez pas. L’argousier, le chatsargana, vient surtout du bassin du lac Uvs, autour d’Ulaangom : on y récolte l’essentiel de l’argousier du pays, et son fruit est depuis janvier 2022 la première indication géographique protégée mongole enregistrée dans l’Union européenne. Récolte en septembre-octobre, souvent en battant les branches gelées ; le jus se trouve en supermarché pour quelques euros la bouteille. Le saxaoul fixe le sable et pousse très lentement : voir la flore du Gobi et le saxaoul. Ne le brûlez jamais au bivouac.
Le cheptel a culminé à 71,1 millions de têtes en 2022. Le dzud de 2023-2024, hiver meurtrier après un été sec, en a tué 8 à 9 millions selon les sources ; pertes et abattages cumulés, le recensement de 2025 n’en compte plus que 58,1 millions. Les évaluations classent 77 à 80 % des terres comme dégradées, même si des travaux récents attribuent au réchauffement, plus qu’au nombre de bêtes, l’essentiel du recul de la productivité sur plusieurs décennies. Concrètement : herbe rase autour des puits et des campements, sol nu aux abords d’Oulan-Bator.
Pour une steppe en bon état à la journée depuis la capitale : Khustain Nuruu, une centaine de kilomètres à l’ouest, environ deux heures de route, journée entière sur place. Ailleurs, il faut un 4x4 avec chauffeur : de l’ordre de 100 à 150 dollars par jour pour le véhicule, le chauffeur et le carburant ; hébergement, repas et guide sont en plus, à vérifier au moment de réserver.
À suivre : la faune de Mongolie, camping et bivouac, découverte de la Mongolie.
Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.
Télécharger la méthode — 49 € →Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement