La Mongolie recense environ 139 espèces de mammifères et plus de 440 espèces d’oiseaux. Mais la densité est faible et les animaux fuient de loin. Sans jumelles, sans lever tôt et sans chauffeur qui connaît les vallées, un voyageur ordinaire verra surtout du bétail. Autant le savoir avant de payer un circuit.
L’essentiel des animaux croisés relève de l’élevage nomade : moutons, chèvres, chevaux, bovins, chameaux. Côté sauvage, les valeurs sûres sont la marmotte, les spermophiles, le milan noir, les buses et la grue demoiselle. Le loup vit partout et ne se montre presque jamais.
La steppe porte la gazelle mongole, estimée à plus de deux millions d’individus lors du comptage de 2024. Les grands troupeaux sont dans l’est, loin des circuits classiques. Beaucoup plus accessible, le parc de Khustain Nuruu, à une centaine de kilomètres au sud-ouest d’Oulan-Bator, soit 1 h 30 à 2 h de route, abrite plus de 300 chevaux de Przewalski réintroduits, ainsi que des cerfs élaphes. L’entrée tourne autour de 10 à 20 USD par personne (35 000 à 70 000 MNT selon les sources), plus un droit par véhicule. Le tarif a augmenté et n’est pas publié en ligne : faites-le confirmer avant de partir. La journée depuis la capitale suffit, mais les chevaux sortent à l’aube et au crépuscule : dormir sur place change tout.
Le Gobi n’est pas vide. On y voit des chameaux de Bactriane domestiques, des khulans en troupes lointaines, des gazelles à goitre et beaucoup de reptiles. À Yolyn Am, bouquetins et gypaètes barbus sont réguliers ; la glace du fond de gorge fond généralement courant juillet, parfois plus tôt. Les espèces mythiques, chameau sauvage khavtgai (moins d’un millier) et ours du Gobi (quelques dizaines), vivent dans la grande réserve du Gobi, fermée au tourisme ordinaire. Le détail est dans la faune du Gobi.
Au nord, la taïga abrite élans, ours bruns, zibelines, et le taimen dans les rivières : voir la faune du Khovsgol. Les rennes que vous croiserez sont domestiques, pas sauvages. Dans l’Altai Tavan Bogd, argalis et bouquetins sont possibles avec de la marche et de la patience. Le léopard des neiges, estimé à environ 950 adultes par la première évaluation nationale, reste invisible : n’achetez jamais un circuit sur cette promesse.
C’est là que l’amateur est le mieux servi. Le lac Ugii, site Ramsar sur la route de Karakorum, concentre grues, cygnes, oies et canards au printemps et au début de l’été. Le pélican frisé y est parfois signalé, mais la population d’Asie de l’Est compte moins de 200 oiseaux, nichés dans l’ouest : ne comptez pas dessus. La pratique est détaillée dans observation des oiseaux.
Mai, juin et septembre valent mieux que le plein été : jeunes animaux, meilleure lumière, moins de véhicules. Prévoyez un 4x4 avec chauffeur, seul moyen d’atteindre les zones utiles, et comptez deux à trois jours sur un même massif plutôt qu’un site par jour. C’est le premier poste du budget : de l’ordre de 80 à 150 € par jour, véhicule, chauffeur et carburant compris, selon la saison et le modèle. Faites chiffrer avant de réserver. Trois déconvenues reviennent : attendre un safari africain, venir sans jumelles, et rouler en plein midi quand tout est couché à l’ombre. Enfin, ne manipulez ni ne consommez de marmotte : les autorités ont encore alerté en juillet 2026 sur le risque de peste, présent dans la majorité des provinces.
À lire ensuite : la flore et la steppe, photographier la Mongolie, la meilleure période pour partir.
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