Aller à Sainshand

Sainshand est le chef-lieu du Dornogovi, dans le Gobi oriental, à 463 km d’Oulan-Bator. Elle a une gare sur le Transmongolien, et c’est ce qui change tout : l’un des rares coins du Gobi qu’on atteint sans 4x4.

Le train de nuit, la bonne option

Deux trains quotidiens relient Oulan-Bator à Sainshand dans chaque sens, un omnibus et un express, plus des circulations supplémentaires certains jours. Celui qui vous intéresse est le 286, terminus Sainshand : départ d’Oulan-Bator en soirée, heure exacte à confirmer, arrivée vers 7 h 30. Une nuit en couchette, et une journée entière devant vous. Au retour, le 285 quitte Sainshand à 19 h 40 et vous rend à la capitale au matin.

Le piège des trains directs

Erreur fréquente : réserver un train pour Zamyn-Üüd en croyant descendre commodément à Sainshand. Ces trains y passent, mais en pleine nuit : vers 1 h 38 dans le sens sud, vers 22 h 50 en sens inverse, et à des heures tout aussi ingrates certains jours : 3 h 57 vers le sud, 1 h 10 vers le nord. Descendre à deux heures du matin dans une ville endormie n’a aucun intérêt. Demandez le 286 et le 285, nommément. Au retour, ce même 275 repart de Sainshand à 23 h 30 : une seconde option, qui libère la soirée. Les horaires changent chaque année : confirmez au guichet.

Réserver une couchette

Achetez à la gare d’Oulan-Bator, aux guichets du hall principal, passeport en main. Prévoyez des tugriks en espèces : la carte est parfois acceptée, mais mieux vaut ne pas en dépendre. Trois niveaux de confort sur les trains intérieurs : compartiment fermé à quatre couchettes, voiture-dortoir ouverte, places assises. La voiture-dortoir suffit largement. Ordre de grandeur : quelques dizaines de milliers de tugriks la couchette, moins de quinze euros. En juillet et en août, prenez le billet deux ou trois jours à l’avance ; votre auberge ou une agence locale s’en charge.

La route et le bus

Une route goudronnée achevée en 2013 relie Oulan-Bator à Sainshand puis à Zamyn-Üüd, via Choir. Des bus partent des gares routières de la capitale. Comptez six à huit heures assis pour ces 463 km, tarif à comparer avec celui de la couchette. Vous perdez une journée : c’est le repli si le train est complet.

Combien de temps sur place

Une journée pleine suffit, sans nuit d’hôtel : le 286 vous dépose le matin, le 285 repart le soir même. Le vrai motif du détour est Khamaryn Khiid, à une cinquantaine de kilomètres au sud : un monastère fondé en 1820 par Danzanravjaa (1803–1856), lama, poète et médecin. En ville, le musée Danzanravjaa conserve les manuscrits enterrés après la révolution de 1921 : vingt-quatre caisses exhumées en 1991, d’autres depuis. Aucune ligne régulière ne dessert le monastère : prévoyez un taxi à la journée, négocié la veille, de l’ordre de 40 000 tugriks la voiture, moins d’une heure de route dans chaque sens.

Saison et déconvenues

Climat désertique : environ 24 °C de moyenne en juillet, –17 °C en janvier. Le printemps est venté et poussiéreux. Dernière mise en garde : Sainshand n’est pas le Gobi des photos. Les dunes et les falaises rouges se trouvent loin à l’ouest, autour de Dalanzadgad, qui n’a pas de gare. Ici, on vient pour un monastère et une steppe pierreuse.

Sainshand en pratique · Le Gobi de l’est · Erreurs fréquentes · Le Gobi par la route

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