Manger coréen, japonais, chinois ou indien en Mongolie

À Oulan-Bator, la cuisine étrangère la plus facile à trouver n’est ni chinoise ni russe : elle est coréenne. Ce n’est pas une mode pour touristes, mais la conséquence directe de l’émigration de travail.

Pourquoi le coréen, et pas autre chose

55 802 Mongols vivaient en Corée du Sud en 2024, et environ un Mongol sur dix y a travaillé. Séoul-Incheon est de loin la première liaison internationale du pays : 634 300 passagers dans les deux sens en 2024, contre 272 399 sur Pékin. MIAT, Korean Air, Asiana, Jeju Air et Aero Mongolia la desservent, plus Trinity Airways en saison (vols vers la Mongolie). La rue de Séoul, Сөүлийн гудамж (Souliin gudamj), part près de la place Sukhbaatar.

Lire les enseignes

Peu de devantures sont en anglais. Cinq mots suffisent : Солонгос (Solongos) coréen, Япон (Yapon) japonais, Хятад (Khyatad) chinois, Энэтхэг (Enetkheg) indien, et хоолны газар (khoolny gazar), littéralement lieu de nourriture, donc restaurant. Plus chic : зоогийн газар (zoogiin gazar). Plus simple : гуанз (guanz), la cantine, un mot emprunté au chinois guanzi. Deux heures sur l’alphabet cyrillique changent tout ; voir aussi lire un menu et commander au restaurant.

L’offre réelle, cuisine par cuisine

Dans OpenStreetMap, en septembre 2026, Oulan-Bator compte une trentaine de restaurants étiquetés coréens, une quinzaine de japonais, une dizaine de chinois et un peu moins d’indiens. Le relevé est incomplet, mais l’écart entre les cuisines est net. Le japonais tient la route, ramen et sushis, un peu plus cher qu’un repas mongol bon marché. L’indien est votre meilleure carte si vous ne mangez pas de viande : ailleurs, un plat annoncé sans viande arrive souvent dans un bouillon de mouton (végétarien en Mongolie, allergies et régimes). Le chinois est moins visible qu’on ne l’imagine, surtout sous forme de fondue.

Le moins cher : les supérettes coréennes

Deux chaînes sud-coréennes ont quadrillé la ville : CU, plus de 350 magasins recensés, et GS25, 258 magasins fin 2025 dont 251 dans la capitale. Kimbap, nouilles instantanées, plats réchauffés : quelques milliers de tugriks, à vérifier en rayon, souvent jour et nuit. Emart vend les produits coréens de base, six magasins fin 2025 (supermarchés et courses).

Ce que coûte un repas

Repas bon marché : environ 20 000 tugriks, moins de 5 euros. Repas à deux en gamme moyenne : 115 500 tugriks, 28 euros. Pression 8 500 tugriks, relevé Numbeo de juillet 2026. Fin septembre 2026, un euro valait environ 4 100 tugriks : vérifiez le taux du jour. Le barbecue coréen se commande au poids et se partage à deux ; les coupelles d’accompagnement sont en général comprises, mais le resservi gratuit n’est pas garanti. Beaucoup d’adresses arrêtent la cuisine bien avant l’heure affichée (prix concrets, coût de la vie).

Hors de la capitale, ça s’arrête

La quasi-totalité des magasins CU sont à Oulan-Bator ; une poignée seulement à Erdenet, à Darkhan et dans quelques chefs-lieux. Dans le Gobi et au Khovsgol, la cuisine étrangère disparaît (manger dans le Gobi, manger au Khovsgol). Faites vos réserves avant de quitter la ville.

Ce qui déçoit

Le coréen servi ici est mongolisé : moins pimenté, plus gras, plus de viande. Ne cherchez pas Séoul, cherchez un bon repas. La chaîne nord-coréenne Pyongyang a longtemps eu une adresse en ville ; ces enseignes ouvrent et ferment sans préavis, vérifiez avant de vous déplacer.

À lire ensuite : où manger à Oulan-Bator · la cuisine mongole · hygiène alimentaire

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