Aller en Mongolie : vols, trains et arrivée à Oulan-Bator

La Mongolie n'a qu'un seul point d'entrée international significatif : Oulan-Bator. Tout le reste — avion intérieur, 4x4, train — part de là. Deux façons d'y arriver depuis l'Europe francophone : l'avion avec escale, ou le train depuis Pékin ou la Russie.

L'essentiel en trois points

  • Aucun vol direct depuis Paris, Bruxelles, Genève ou Montréal. Comptez 16 à 18 heures de trajet, une escale comprise.
  • Vous atterrissez à l'aéroport international Chinggis Khaan (code UBN), ouvert en 2021. Il a remplacé l'ancien aéroport de Buyant-Ukhaa.
  • L'aéroport est à une cinquantaine de kilomètres au sud de la ville : prévoyez environ une heure de route, et organisez ce transfert à l'avance.

Par quelle escale ?

La compagnie nationale, MIAT Mongolian Airlines, dessert une douzaine de destinations internationales depuis Oulan-Bator. Les correspondances les plus utiles depuis l'Europe :

EscaleIntérêtÀ savoir
FrancfortLa liaison la plus directe depuis l'Europe, opérée par MIATCorrespondance simple depuis les aéroports francophones
IstanbulSouvent le meilleur rapport prix/duréeNombreuses correspondances européennes
SéoulLiaison très fréquentée, fiableTrajet plus long : on dépasse la Mongolie avant de revenir
PékinPermet de combiner avec la ChineAttention au visa chinois si vous sortez de l'aéroport
MoscouItinéraire historiqueNécessite un visa russe en cas de transit hors zone internationale ; vérifiez la situation avant de réserver

Un point de vigilance : une escale qui impose de changer d'aéroport ou de sortir de la zone internationale peut exiger un visa de transit. C'est vrai pour Pékin comme pour Moscou. Vérifiez-le au moment de réserver, pas à l'embarquement.

Combien ça coûte, et quand réserver

Nous ne publions plus de tarifs précis : ils varient trop, d'une saison à l'autre et d'une semaine à l'autre, pour qu'un chiffre écrit ici reste juste. Ce qui ne change pas, en revanche :

  • Juillet est le mois le plus cher, de loin — c'est le Naadam et la haute saison. Un départ en juin ou en septembre coûte sensiblement moins, pour des conditions de voyage comparables, voire meilleures.
  • Réservez tôt pour l'été. Le nombre de sièges vers Oulan-Bator est limité : il n'y a pas de rattrapage de dernière minute comme sur les destinations de masse.
  • Comparez le vol seul et le vol via une escale asiatique. L'écart peut être important selon la période.
  • Le vol représente, avec le 4x4 sur place, la majorité du budget du voyage. Voir le budget détaillé.

Venir en train

C'est l'autre façon d'arriver — plus lente, souvent moins chère, et qui fait du trajet une partie du voyage plutôt qu'une formalité.

Depuis Pékin : le Transmongolien

Le trajet Pékin–Oulan-Bator dure environ 27 à 30 heures. Le train traverse la Grande Muraille puis le désert de Gobi : le paysage justifie à lui seul le détour. Le passage de la frontière, avec changement des bogies aux normes mongoles, prend plusieurs heures en pleine nuit.

Pékin–Oulan-Bator en détail

Depuis Moscou : le Transsibérien

Comptez cinq à six jours, avec un passage par Oulan-Oudé en Bouriatie, d'où part la branche mongole. Acheter son billet par une agence coûte plus cher mais évite les guichets russes — un vrai sujet quand on ne lit pas le cyrillique.

Moscou–Oulan-Bator étape par étape

L'astuce des voyageurs : casser le trajet à la frontière

Les billets de train coûtent systématiquement plus cher dès qu'ils traversent une frontière. D'où une méthode connue des voyageurs au long cours : prendre un train russe jusqu'à Naushki (Наушки), côté russe, franchir la frontière, puis reprendre un train mongol depuis Sükhbaatar (Сүхбаатар) jusqu'à Oulan-Bator.

Le tarif cumulé est nettement inférieur à celui d'un billet direct. En contrepartie : plus de temps, plus d'imprévus, et il faut être à l'aise avec l'idée de gérer un passage de frontière par ses propres moyens.

Les classes dans les trains russes

  • Première classe — compartiment spacieux, prix comparable voire supérieur à l'avion.
  • Deuxième classe (kupe) — compartiment de quatre couchettes, environ moitié prix.
  • Troisième classe (platskart) — wagon ouvert, couchettes en rangées, encore moitié moins cher. C'est la classe des Mongols et des Russes, et paradoxalement la plus sûre : tout le monde se voit, rien ne se passe discrètement. C'est aussi, de loin, celle où l'on rencontre du monde.

Variante : avion puis train

Voler jusqu'en Sibérie (Irkoutsk, Oulan-Oudé) ou en Chine, puis finir en train. L'option est souvent plus économique, mais elle ajoute une demande de visa — russe ou chinois — et plusieurs jours. Dans la pratique, c'est ce visa-là, et non le mongol, qui commande le calendrier du voyage.

Arriver à l'aéroport : ce qu'il faut prévoir

  • Le transfert n'est pas anodin. Une cinquantaine de kilomètres, environ une heure : ce n'est pas un aéroport urbain. Faites-vous attendre par votre hébergement ou votre agence, surtout pour une arrivée de nuit.
  • Retirez des tugriks à l'arrivée. Hors des villes, la carte bancaire ne sert à rien.
  • Une carte SIM locale s'achète facilement à l'aéroport ou en ville ; la couverture est correcte le long des axes, inexistante dans certaines régions.
  • Vérifiez vos formalités avant de partir — l'exemption de visa pour les Français est une mesure temporaire. Voir visa et formalités d'entrée.

Pour aller plus loin

Quand partir · Climat de la Mongolie · Budget · Oulan-Bator · Conseils santé

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