Hors des adresses touristiques d’Oulan-Bator, les cartes ne sont pas traduites. Elles sont en revanche très répétitives : une trentaine de mots couvrent presque tout. Encore faut-il lire l’alphabet cyrillique : 35 lettres, quelques heures, ou les premières leçons de notre méthode de mongol.
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Sur les façades : Гуанз (guanz), la cantine de quartier ou de route ; Хоолны газар (khoolny gazar), le « lieu de nourriture » ; Цайны газар (tsainy gazar), le « lieu du thé », en fait une petite cantine. La carte s’annonce Меню (menyu) ou Хоолны цэс (khoolny tses). Beaucoup de guanz n’ont pas de carte : on vous récite les deux plats du jour. Retenez donc Юу байна вэ? (yuu baina ve), qu’y a-t-il ? Autres formules dans au restaurant en mongol.
Зууш (zuush) entrées, Шөл (shol) soupes, Үндсэн хоол (undsen khool) plats principaux, Хачир, будаа (khachir, budaa) garnitures et riz, Амттан (amttan) desserts, Халуун ундаа (khaluun undaa) boissons chaudes, Хүйтэн ундаа (khuiten undaa) boissons froides. La colonne de droite porte Үнэ (une, prononcé « ou-né »), le prix, en төгрөг (togrog), symbole ₮.
тай / тэй / той (-tai, -tei, -toi), soudé au mot, veut dire « avec » : мөөгтэй (moogtei) aux champignons, сүүтэй (suutei) au lait. гүй (-gui) veut dire « sans » : махгүй (makhgui), sans viande. Le génitif (ын, ийн, ны) marque la provenance : хонины мах (khoniny makh), viande de mouton. Trois règles, et l’intitulé se lit.
Бууз (buuz), les raviolis vapeur ; хуушуур (khuushuur), les chaussons frits ; цуйван (tsuivan), les nouilles sautées ; гурилтай шөл (guriltai shol), la soupe de pâtes ; будаатай хуурга (budaatai khuurga), le riz sauté ; банштай цай (banshtai tsai), le thé au lait aux petits raviolis. Хорхог (khorkhog) et боодог (boodog) s’affichent parfois, mais se commandent à l’avance, comptez plusieurs heures.
Quatre participes : шарсан (sharsan) rôti ou frit, чанасан (chanasan) bouilli, жигнэсэн (jignesen) à la vapeur, хуурсан (khuursan) sauté. Puis : мах (makh) viande, хонины (khoniny) mouton, үхрийн (ukhriin) bœuf, ямааны (yamaany) chèvre, адууны (aduuny) cheval, тахианы (takhiany) poulet. La viande de cheval, courante en hiver, n’est pas une erreur de traduction.
Цагаан хоол (tsagaan khool) veut dire « nourriture blanche ». Traditionnellement, ce sont les produits laitiers ; aujourd’hui, c’est aussi le plat végétarien. Le mot seul ne garantit rien. Dites plutôt Би мах иддэггүй (bi makh iddeggui), je ne mange pas de viande, un plat annoncé sans viande restant souvent cuit dans la graisse de mouton : lisez végétarien en Mongolie et allergies et régimes.
Dans un guanz de province, comptez plutôt 10 000 ₮ le plat : c’est un ordre de grandeur, demandez le prix avant de commander. À Oulan-Bator, un repas bon marché tournait autour de 20 000 ₮ à l’été 2026, contre plus de 30 000 ₮ l’assiette de buuz dans les restaurants chics de la capitale, fréquentés d’abord par des Mongols. Ces montants bougent vite, recoupez nos exemples de prix.
La méthode complète
Cette page vous donne des bases. Introduction à la langue mongole est la seule méthode de mongol écrite pour les francophones, et elle vous mène jusqu’à la conversation :
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