Oulan-Bator est le seul endroit de Mongolie où vous choisissez vraiment ce que vous mangez. Dès que le circuit commence, la carte se réduit au mouton et aux nouilles. Mangez varié tant que vous le pouvez.
Les guanz, cantines de quartier, restent l’option la moins chère et la plus intéressante : buuz (raviolis vapeur), khuushuur (chaussons frits), tsuivan (nouilles sautées). Comptez 8 000 à 12 000 tugriks l’assiette copieuse, soit 2 à 3 euros — en septembre 2026, un euro vaut environ 4 100 tugriks, à vérifier avant le départ. Rarement une carte en anglais, parfois pas de carte : on montre du doigt. Les plats sont détaillés dans notre page sur la cuisine mongole. Version plus confortable, l’aire de restauration en libre-service du grand magasin d’État, sur Peace Avenue, au dernier étage. Elle est prise d’assaut par les employés de bureau entre midi et 13 h.
Plus de 54 000 Mongols vivent en Corée du Sud, la plus importante diaspora mongole au monde. Cela se lit dans l’assiette : kimchi, gochujang et barbecues coréens font partie du quotidien. La rue Seoul part de l’avenue Chinggis, un bloc au sud de la place Sukhbaatar ; elle compte quelques tables coréennes au milieu d’enseignes occidentales et japonaises, son nom venant du jumelage avec Séoul. Le japonais est plus rare mais solide : autour de 25 000 à 30 000 tugriks le bol de ramen, soit 6 à 7 euros, et du kaiten-sushi facturé à la couleur de l’assiette.
Un repas à deux, trois plats, dans un restaurant de gamme moyenne tourne autour de 115 000 tugriks, soit environ 28 euros. La pression coûte 8 500 tugriks, le cappuccino à peu près autant. Le rapport qualité-prix est nettement moins bon qu’en cuisine asiatique. Quelques cafés du centre ouvrent vers 7 h 30 ou 8 h, ce qui est tôt ici ; voir wifi et cafés. Ordres de grandeur dans le coût de la vie à Oulan-Bator.
La capitale a de vraies adresses. Luna Blanca, ouvert depuis 2008, sert une carte entièrement végétalienne, buuz et khuushuur sans viande compris ; réservez de juin à août. La chaîne Loving Hut compte plusieurs points de vente, dont un sur Peace Avenue près du Palais de la lutte ; vérifiez les horaires, plusieurs adresses ferment le dimanche. Les restaurants indiens sont l’autre valeur sûre. Ailleurs, restez méfiant : un plat annoncé sans viande arrive souvent dans un bouillon de mouton. Hors de la capitale, cela se complique vraiment : lisez manger dans le Gobi et manger au Khovsgol.
Les horaires piègent les nouveaux venus : beaucoup d’adresses affichent une fermeture tardive mais arrêtent la cuisine bien avant. Arriver après 20 h est un pari ; vérifiez le jour même. Réservez pour les tables connues, surtout en juillet. La carte passe presque partout dans le centre, rarement dans un guanz : gardez des espèces (argent et paiement). Le pourboire n’est pas attendu dans un guanz ; dans les tables de gamme moyenne, 5 à 10 % en main propre, après avoir vérifié qu’un service n’est pas déjà facturé (pourboires et marchandage). Deux déceptions classiques : chercher de l’airag au restaurant, alors qu’il se boit à la campagne en été ; et attendre du thé salé au lait qu’il ressemble à du thé. Avant une longue journée de route, faites vos courses en ville : supermarchés et courses.
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