Aller à Choibalsan

Choibalsan est le chef-lieu du Dornod, la province la plus orientale du pays, et la quatrième ville de Mongolie avec environ 47 000 habitants (estimation officielle 2021). Elle s’étire au bord de la Kherlen, à 747 m d’altitude. Trois voies existent sur le papier. Une seule fonctionne vraiment toute l’année.

L’avion : le plus rapide, le moins fiable

L’aéroport de Choibalsan porte le code COQ et dispose d’une piste bétonnée de 2 600 m. Le vol dure moins de deux heures et remplace une journée entière de route. Le problème n’est pas la durée, c’est la régularité : la desserte aérienne du Dornod a changé plusieurs fois de main et de fréquence, et les sources en ligne se contredisent. N’arrêtez pas un itinéraire tant que vous n’avez pas vu le vol ouvert à la vente. Voyez les vols intérieurs et prévoyez le temps de rejoindre l’aéroport Chinggis Khaan.

La route : une journée pleine

C’est l’option fiable. L’itinéraire file plein est et passe par Chinggis City (Öndörkhaan), à 290 km d’Oulan-Bator à vol d’oiseau, un peu plus par la route. Au total, comptez plus de 650 km et une dizaine d’heures de conduite. Le bitume est acquis jusqu’à Chinggis City ; au-delà, les sources se contredisent et le revêtement varie d’une année à l’autre. Faites confirmer l’état du jour par votre agence. Voir l’état des routes et les distances routières. En 4x4 avec chauffeur, coupez le trajet à Chinggis City et dormez-y : c’est à peu près la moitié.

Le bus : une quinzaine d’heures

Un bus relie Oulan-Bator à Choibalsan depuis le terminal Est, en principe tous les jours : départ tôt le matin, arrivée tard le soir. Les horaires bougent et les retards se comptent en heures ; faites confirmer le départ la veille et achetez le billet un ou deux jours à l’avance, les places partent. C’est de loin le moins cher : quelques dizaines de milliers de tugriks, contre plusieurs centaines de milliers pour le vol ou pour une journée de 4x4 avec chauffeur. Ordre de grandeur : vérifiez en réservant. Emportez eau et nourriture, les arrêts sont rares. Repérez le bon terminal sur la page des gares routières et lisez le fonctionnement des bus et minibus.

Le train : il n’y en a pas

C’est l’erreur la plus fréquente. Choibalsan a bien une gare et une ligne, mais cette ligne n’est pas reliée au reste du réseau mongol : elle monte vers le nord jusqu’à Chuluunkhoroot, à la frontière, et rejoint le Transsibérien à Borzya, en Russie. Les trains de voyageurs s’arrêtent côté mongol. Un maillon Khööt–Choibalsan d’environ 200 km figure dans les plans ferroviaires depuis 2010, sans calendrier ferme. Aucun train ne vous emmènera donc depuis la capitale : voir les trains intérieurs.

Quelle saison choisir

Le climat est semi-aride et rude. En juillet, comptez en moyenne 28 °C le jour et 16 °C la nuit ; en janvier, –14 °C le jour et –25 °C la nuit. Les records vont de –41 °C (janvier 1959) à 42 °C (août 2016), mais ce sont des extrêmes. De juin à début septembre, la route est simple et la steppe verte. En hiver, le bus roule encore, mais le vol est le premier à sauter. Voir la meilleure période.

Après l’arrivée

Choibalsan est une base, pas une destination. On y fait le plein, l’argent et les courses avant Khalkhin Gol, le lac Buir ou les hardes de gazelles. Ces secteurs touchent la frontière : renseignez-vous sur le permis de zone frontalière avant de partir.

Choibalsan en pratique · La ville · Combien de jours dans l’est · Erreurs fréquentes

Couverture de la méthode Introduction à la langue mongole

Quelques mots de mongol changent tout le voyage

Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.

Télécharger la méthode →

Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement