Chinggis City, l’ancienne Öndörkhaan

Chef-lieu du Khentii, à 290 km à l’est d’Oulan-Bator, au bord de la Kherlen, à 1 027 m : de 21 000 à 24 000 habitants selon les sources, immeubles soviétiques et quartiers de yourtes. Personne ne vient ici pour la ville : on y passe.

Deux noms pour un seul endroit

Le 18 novembre 2013, l’assemblée des représentants de l’aimag a rebaptisé Öndörkhaan en Chinggis City, en hommage à Gengis Khan, né dans la province. Douze ans plus tard, les deux noms circulent : billets de bus, cartes, applications, panneaux. Cherchez les deux, sinon vous croirez à deux villes distinctes. Notre fiche reste sous l’ancien nom : Öndörkhaan.

Y aller, et combien de temps rester

Un bus quotidien part le matin, vers 8 h (reconfirmez la veille), du terminal Est d’Oulan-Bator : cinq à six heures, du goudron sur tout le trajet. Le billet valait 13 000 tugriks en 2018 ; prévoyez nettement plus aujourd’hui et vérifiez au guichet. Des minibus et taxis partagés complètent l’offre. L’aéroport existe, mais sa piste n’est pas revêtue et les vols réguliers ont cessé avec l’ouverture de la route goudronnée : n’en faites pas un plan.

Une demi-journée suffit. Une nuit si vous enchaînez vers l’est : une chambre correcte tournait autour de 65 000 tugriks en 2018. Voir où dormir dans le Khentii. La ville se traverse toute l’année ; c’est la suite du trajet qui dépend de la saison, voir la Mongolie en hiver.

Le musée et le palais d’été

C’est la seule vraie visite. Le musée de l’aimag naît en 1949, devient régional en 1971, puis récupère en 1982 les cinq bâtiments subsistants du palais d’été du Setsen Khan, construit en 1681. Depuis le 27 juillet 2023, un bâtiment neuf de sept salles abrite les collections : environ 2 000 pièces, la plus grosse météorite pierreuse de Mongolie (550 kg, trouvée en 1989), un os de rhinocéros laineux daté de 42 000 ans. Environ 7 000 visiteurs par an : vous serez seul.

La partie ethnographique occupe les bâtiments du palais : cultures khalkha, bouriate et khamnigan. Comptez une heure. Les tarifs suivent la norme des musées d’aimag : 2 000 à 5 000 tugriks, supplément photo souvent plus cher que le billet. Depuis la réouverture de 2023, aucun horaire fiable ne circule ; le lundi est souvent fermé. Faites téléphoner la veille. Sur place, demandez le musée de l’aimag. Le reste tient en trois lignes : un parc à monuments soviétiques, un monastère en activité au sud du centre, une statue de pierre turque à 7 km au sud-ouest, près de l’ancien aéroport.

Carburant, argent, ravitaillement

C’est la vraie fonction de la ville. Faites le plein même à moitié vide. Retirez ici, en petites coupures : plus à l’est, le distributeur est souvent absent ou en panne, et la carte ne passe pas. Le réseau mobile est bon en ville et disparaît vite ensuite. Un garage répare ce qui se répare : au-delà, c’est la débrouille.

Repartir vers l’est

Le bus d’Oulan-Bator à Choibalsan met une quinzaine d’heures ; le tronçon jusqu’ici en représente cinq à six. L’essentiel de la route reste à faire. Son heure de passage varie : prenez le billet à l’avance, à la poste, d’où partent aussi les bus du matin vers la capitale. Pour Dadal ou Baldan Bereeven, au nord, la ville n’est pas sur le trajet : partez d’Oulan-Bator en 4x4 avec chauffeur. L’erreur classique est d’en faire une base. C’est une étape.

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