Le petit-déjeuner en Mongolie

En mongol, le petit-déjeuner se dit өглөөний цай (öglöönii tsai), littéralement « le thé du matin ». Tout est dit : le matin, on boit d’abord. Le reste dépend de la saison et de l’endroit.

Sous la yourte : le thé avant tout

Le bol de сүүтэй цай (süütei tsai) arrive sans qu’on vous demande votre avis : thé vert ou noir cassé d’un bloc, autant de lait que d’eau, du sel, parfois du beurre ou du millet grillé. Brûlant, gras, salé. C’est lui, le choc du premier matin, pas la viande. Les gestes à connaître sont dans thé au lait et boissons.

De juin à septembre, saison de traite, le plateau qui l’accompagne est blanc : laitages frais, өрөм (öröm), une crème épaisse qu’on étale sur du pain frit, du тараг (tarag), un yaourt acide, et de l’aaruul séché. Avec du боорцог (boortsog), une pâte frite sèche et à peine sucrée qu’on trempe dans le thé. Hors saison, tout cela disparaît : reste la farine, le beurre clarifié et la viande.

Les restes de la veille

Le plat réservé au matin n’existe pas. Ce qui restait du soir repasse sur le poêle : цуйван (tsuivan) réchauffé, des nouilles sautées, ou гурилтай шөл (guriltai shöl), un bouillon de mouton aux lanières de pâte. Le бантан (bantan), un bouillon de viande lié à la farine, épais comme une bouillie, est le plus doux des trois. Autrement dit : du mouton dès 8 h. Chez l’habitant, refuser se négocie mal ; voyez les codes du repas.

En ville, un matin russe et coréen

À Oulan-Bator, le réveil ressemble peu à la steppe : pain blanc en brique, талх (talkh), beurre, saucisse, œuf au plat, café soluble. Les cantines de quartier ouvrent vers 8 h et servent des buuz ou des khuushuur à toute heure : personne ne trouve étrange d’en manger au réveil. Comptez quelques milliers de tugriks, ordre de grandeur à vérifier. Les cafés du centre font un vrai expresso et des brunchs occidentaux, plusieurs fois ce prix, mais ouvrent rarement avant 8 ou 9 h et changent souvent d’horaires : vérifiez avant un vol matinal.

Ce que servent les camps de yourtes

Les camps touristiques ne servent presque jamais un petit-déjeuner mongol. Au menu : œufs brouillés, pain, confiture, crêpes, bouillie de riz ou de semoule au lait, thé noir et café soluble. Le thé salé n’arrive que sur demande. Compris dans la pension complète, servi à heure fixe, en général entre 7 h 30 et 9 h. Si vous partez plus tôt, prévenez la veille : la cuisine tourne avec une ou deux personnes. Certains trouvent ces matins fades, d’autres un répit après trois jours de mouton.

Ce qui manque et ce qui déçoit

  • Pas de fruits frais, presque jamais, et très peu de légumes. Achetez fruits secs et biscuits à Oulan-Bator.
  • Le café en grain n’existe pas hors des villes. Un pot de soluble ou des sachets de thé changent la journée.
  • Les laitages du matin ne sont pas pasteurisés, souvent fermentés, et très gras : petites quantités les premiers jours (hygiène alimentaire).
  • Végétarien ou intolérant au lactose : c’est le repas le plus difficile de la journée. Prévenez l’agence avant le départ, pas sur place.
  • Partir le ventre vide sur une journée de piste. Entre deux сум (sum), les chefs-lieux de district, il peut n’y avoir aucun commerce pendant cinq heures.

En cantine, ni carte illustrée ni anglais, et pointer du doigt ne suffit pas toujours. Lire un menu en mongol donne les mots utiles.

La cuisine mongole · Dormir chez l’habitant · Informations voyage et culture

Couverture de la méthode Introduction à la langue mongole

Quelques mots de mongol changent tout le voyage

Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.

Télécharger la méthode →

Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement