Le Naadam arrête le pays entier pendant trois jours : lutte, courses de chevaux et tir à l’arc, célébrés partout, d’Oulan-Bator au plus petit chef-lieu de district. Le festival est inscrit depuis 2010 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Les dates ne bougent pas : 11, 12 et 13 juillet. En 2027, le Naadam national tombe donc du dimanche 11 au mardi 13 juillet. La veille, le 10, se tiennent déjà la cérémonie du drapeau et le défilé Deeltei Mongol, où chacun sort son deel. Comptez une période fériée d’environ six jours, du 10 au 15 juillet : banques, administrations et beaucoup de commerces ferment. Ce n’est pas la semaine pour régler des formalités.
La lutte bokh aligne 512 ou 1 024 lutteurs en élimination directe, sans catégorie de poids ni limite de temps : un géant peut affronter un poids léger dès le premier tour. Les chevaux courent en pleine steppe, par classes d’âge, de 10 à 12 km pour les poulains de deux ans, jusqu’à plus de 20 km pour les chevaux adultes, montés par des enfants. Le tir à l’arc se dispute en parallèle. Le tir aux osselets, le shagai, figure au programme sans être un jeu officiel.
Le 11 au matin, le cortège des neuf étendards part du palais du gouvernement, sur la place Sukhbaatar, vers le stade national. La cérémonie d’ouverture dure environ deux heures ; la lutte occupe ensuite le stade jusqu’au 12 au soir. Le tir à l’arc et les osselets se tiennent sur le terrain voisin, en accès libre. Les courses, elles, ont lieu à Khui Doloon Khudag, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la ville : prévoyez deux à trois heures de route dans les bouchons, aucune ombre, et de l’airag partout.
Seules la cérémonie d’ouverture et les tribunes de lutte exigent un billet. Le stade est petit, de l’ordre de 12 000 places, et les agences locales absorbent les quotas dès leur mise en vente. En pratique, un étranger passe par une agence ou par son hôtel : comptez grossièrement 50 à 100 dollars la place, davantage à la revente. Ce sont des ordres de grandeur, à vérifier chaque année. Tout le reste du festival est gratuit ; le détail heure par heure est sur la page Naadam à Oulan-Bator.
Chaque province et chaque district organise son propre naadam, souvent autour des 10 et 11 juillet, parfois plus tôt ou plus tard dans le mois, avec des dates connues quelques semaines à l’avance seulement. On y entre librement, on s’assoit au bord de l’aire de lutte, et le départ des chevaux se voit vraiment. C’est plus poussiéreux et sans mise en scène. Kharkhorin, dans la vallée de l’Orkhon, est le plus simple : plus de 300 km, cinq à sept heures de route, donc deux jours minimum avec un véhicule et un chauffeur.
Les vols et les hôtels se remplissent des mois à l’avance et les tarifs montent de moitié, parfois doublent : réservez trois à quatre mois avant. Ne construisez pas tout un voyage autour de la seule cérémonie d’ouverture, deux heures de spectacle qui déçoivent ceux qui en attendent un show. Juillet est aussi une bonne période pour le reste du pays : gardez du temps après la fête. Le festival de l’aigle d’or, en octobre à Olgii, est lui aussi très touristique : conçu pour les visiteurs et très photographié. Pour du hors-piste, préférez un naadam de district.
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