En Mongolie, ni paludisme ni dengue : l’OMS range le pays parmi ceux où le paludisme a disparu, en 1963, et aucun vaccin contre la fièvre jaune n’est exigé. Les nuisances réelles sont saisonnières : moustiques près de l’eau, tiques au printemps, taons autour des troupeaux.
À l’été 2026, le centre national des maladies zoonotiques annonçait avoir collecté 3 163 moustiques autour des lacs de l’Ouest (Khyargas, Uvs, Achit, Khar, Tolbo) et des rivières Khovd et Bulgan. Au bord du lac Khövsgöl et de la Selenge, les soirées de juillet sont pénibles. Dans le Gobi, on n’en voit presque pas. Les nuits froides de septembre les effacent.
La Mongolie compte 43 espèces de tiques, actives dès la fin mars, la transmission étant maximale d’avril à juin. De 2015 à 2025, 7 872 cas suspects de maladie transmise par tique ont été enregistrés, dont 2 218 confirmés en laboratoire. À Oulan-Bator, les rickettsioses représentent 58,3 % des cas, l’encéphalite à tiques 24,7 % et la maladie de Lyme 16,9 %. Le contre-pied à retenir : un trek de mai dans le Nord expose davantage qu’un trek d’août.
Selenge et Bulgan affichent l’incidence d’encéphalite la plus élevée du pays, avec des décès enregistrés là et dans le Töv. Le virus a été trouvé chez la tique de la taïga Ixodes persulcatus en Selenge en 2020, à Bulgan en 2021 et dans le Töv, à 83 km d’Oulan-Bator. Terelj, forêt du Töv, n’a fait l’objet d’aucun relevé : même vigilance. La steppe n’est pas sûre pour autant : des rickettsioses mortelles ont été enregistrées en Gobi-Altai et en Uvs.
Les autorités mongoles recommandent de s’inspecter toutes les deux ou trois heures, en forêt comme en steppe : cuir chevelu, arrière des oreilles, aisselles, aine, creux des genoux. Emportez un tire-tique et notez la date et le lieu de la piqûre. Ce qui suit une morsure relève d’un professionnel de santé, à consulter avant le départ.
La nuisance la plus sous-estimée n’est pas un insecte mais une puce : 17 des 21 provinces sont des foyers naturels de peste, portée par les puces de la marmotte. Le 24 juillet 2026, un cas humain a été confirmé à Jargalant, dans l’aimag de Khovd, vraisemblablement après chasse et consommation de marmotte du côté de l’Altai Tavan Bogd. On ne touche pas une marmotte, et on refuse poliment un plat qui en contient. Le risque culmine en août-septembre et retombe à la mi-octobre ; une quarantaine peut fermer un soum, dans n’importe quel aimag. Les taons, eux, piquent à travers un tee-shirt fin.
À lire ensuite : la santé en Mongolie, quelle période choisir, le plan du site.
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