La Mongolie fournit près de 40 % du cachemire brut mondial, avec 23 millions de chèvres au recensement de fin 2025. C’est le seul souvenir vraiment moins cher qu’ailleurs. Le reste se joue sur la qualité plus que sur le prix. Comptez une demi-journée de courses à Oulan-Bator, plutôt en fin de séjour.
En boutique : écharpe, bonnet ou gants de 20 à 50 dollars, châle de 60 à 150, pull de 80 à 300, manteau à partir de 400. Les prix sont affichés en tugriks, environ 4 150 pour un euro en septembre 2026, taux à revérifier. Lisez l’étiquette : beaucoup de pièces bon marché sont des mélanges laine ou soie. Les marques sérieuses s’appellent Gobi, créée en 1981, Goyo et Evseg. Le magasin phare de Gobi, sur deux niveaux, se trouve rue de l’Industrie, district de Khan-Uul, au sud du centre : comptez un taxi.
Le grand magasin d’État, avenue de la Paix, à dix minutes à pied de la place Sukhbaatar, regroupe cachemire et souvenirs sur ses étages supérieurs : prix fixes, carte acceptée, rarement le meilleur tarif. Les boutiques d’artisanat équitable, Mary & Martha par exemple, vendent feutre et textile. Le marché Naran Tuul excelle pour le deel, les bottes et le harnachement, et déçoit pour le cachemire. Sur les marchés, on négocie dix à vingt pour cent, pas la moitié (marchandage).
Le feutre offre le meilleur rapport poids-intérêt : chaussons, bottillons d’enfant, sous-verres, pour quelques dizaines de milliers de tugriks. Le cuir donne ceintures, sacoches et bottes gutal, belles mais lourdes et rarement portées au retour. Les shagai, osselets de mouton, restent le souvenir le plus mongol et le moins cher. Évitez l’os, la corne et la fourrure d’origine inconnue : sans justificatif d’espèce, ces pièces risquent la saisie à la sortie comme à l’entrée en Europe.
Un morin khuur jouable coûte plusieurs centaines de dollars, plus du double pour une pièce de facteur. Egshiglen Magnai en fabrique et en répare. Housse rigide et soute obligatoires : l’instrument craint les chocs. La guimbarde coûte une fraction du prix et tient dans une poche. Côté images, la peinture mongol zurag et les thangkas bouddhiques se trouvent en galerie : un rouleau neuf voyage sans problème, un ancien non.
Tout objet de plus de cinquante ans, ou jugé d’intérêt culturel, exige une autorisation d’exportation du ministère de la Culture. Exigez facture et certificat : la douane les réclame. Les pièces paléontologiques relèvent du patrimoine national : aucun fossile ramassé dans le Gobi ne sort légalement. En juin 2026, la Mongolie a récupéré un squelette de Tarbosaurus bataar et 28 lots de restes saisis par la douane française, aujourd’hui au musée national d’histoire naturelle, pas encore exposés au public.
Depuis le 1er janvier 2024, la Mongolie rembourse sa TVA de 10 % aux visiteurs restés moins de 90 jours : il faut un achat unique d’au moins 500 000 tugriks dans un magasin affichant Tax Free, une inscription préalable qui donne un code-barres à présenter en caisse, puis une borne à l’aéroport au départ. Sur les marchés, seules les espèces passent (argent et paiement). Pour un achat volumineux, comparez colis et bagage supplémentaire (poste et envois).
À lire ensuite : les prix en Mongolie, le budget d’un voyage, quoi emporter.
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