Le marché Naran Tuul, le grand marché noir d’Oulan-Bator

Narantuul, que tout le monde appelle le marché noir, occupe 22,2 hectares dans le district de Bayanzurkh, à l’est d’Oulan-Bator. C’est le plus grand marché en plein air du pays. Ouvert en 1993, il s’est installé ici en 1999. Le surnom date des pénuries post-soviétiques ; aujourd’hui tout y est légal. Les chiffres publiés parlent de 8 000 à 15 000 commerçants. Retenez surtout ceci : c’est un marché pour les Mongols, pas une vitrine pour voyageurs.

Y aller, quand, et pour combien de temps

Le marché est à environ 5 km du centre. En taxi, comptez 4 000 à 7 000 tugriks, prix à confirmer avant de monter, et un quart d’heure hors embouteillages, le double aux heures de pointe. À pied, 45 minutes à une heure d’avenues sans intérêt. Des bus desservent le secteur : demandez la ligne à votre hébergement, le réseau bouge (se déplacer à Oulan-Bator). Les horaires annoncés varient d’une source à l’autre, en gros de 9h ou 10h jusqu’à 18h ou 19h. Un point ne varie pas : le marché ferme le mardi, ainsi que les jours fériés. L’entrée est gratuite : un droit d’entrée réclamé sur place n’est pas officiel. Deux heures suffisent, plutôt vers midi, quand tout est ouvert. Tout se passe dehors : en hiver, comptez gants, bottes et visite courte (la Mongolie en hiver).

Ce qu’on y trouve vraiment

Les vendeurs sont groupés par catégorie, ce qui sauve la visite. À l’entrée, des vêtements importés de Chine et de Russie : passez votre chemin. Plus loin, les rayons qui justifient le déplacement.

  • Les deel prêts à porter, les tissus au mètre, les ceintures et les bottes de feutre ou de cuir.
  • Le harnachement : selles, brides, étriers, sacoches, utile si vous prévoyez de voyager à cheval.
  • Les pièces de yourte : treillis, perches peintes, poêles, portes.
  • Le matériel de camping et de pêche, le surplus militaire, l’outillage.
  • Au fond, la brocante soviétique : insignes, thermos, jumelles.

Rien n’est affiché, et les repères chiffrés trouvables en ligne datent d’une dizaine d’années : trop bas aujourd’hui. Un deel coûte ici moins cher qu’en grand magasin, et le prix des bottes varie beaucoup d’un étal à l’autre (autres prix mongols). L’euro valait un peu plus de 4 100 tugriks à la mi-septembre 2026. Prévoyez des espèces en petites coupures, la carte ne passe presque nulle part et les vendeurs manquent de monnaie (argent et paiement).

Marchander sans se ridiculiser

On négocie, mais peu : n’espérez pas la moitié du prix annoncé. Les vendeurs connaissent leur marge. Comparez trois ou quatre étals du même rayon avant d’ouvrir la bouche (marchandage en Mongolie). Presque personne ne parle anglais : un téléphone suffit pour s’entendre sur un chiffre. Demandez avant de photographier un stand : certains le prennent mal.

Pickpockets : le vrai risque

La réputation de vol à la tire est constante et méritée. Le risque courant, c’est la foule des allées étroites : poches vidées, sacs ouverts à la lame. Les agressions sont rares, mais pas inconnues. Laissez passeport et cartes à l’hôtel, gardez le sac devant vous, n’emportez que ce que vous comptez dépenser (sécurité en Mongolie).

Ce qu’il vaut mieux acheter ailleurs

Le cachemire y est bon marché, mais les étiquettes n’engagent personne : pour une pièce sûre, allez en boutique d’usine. Les souvenirs classiques, cartes, bijoux et feutres décoratifs, se trouvent mieux dans les boutiques d’artisanat. Surtout, évitez antiquités et fossiles : les sortir du pays exige une autorisation, et la douane contrôle. Les meubles en bois peint peuvent fendre sous un climat plus sec.

Pour continuer : que visiter à Oulan-Bator, le musée national, le budget d’un voyage en Mongolie.

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