Le Musée national occupe un bâtiment sans charme des années 1970, rue Juulchin, à environ cinq minutes à pied au nord-ouest de la place Sükhbaatar. C’est le premier arrêt logique d’un séjour à Oulan-Bator : il donne la trame chronologique que le reste du voyage viendra remplir. Les collections dépassent 57 000 objets, dont une petite partie seulement est exposée.
Le parcours se fait dans l’ordre, du bas vers le haut. Le rez-de-chaussée traite la préhistoire puis les États anciens de la steppe : Xiongnu, empires turcs, Ouïghours, Khitans. Le niveau intermédiaire est consacré aux costumes et aux bijoux des groupes ethniques. Le dernier niveau enchaîne l’empire mongol, la culture et la vie nomade, la période mandchoue, la Mongolie socialiste de 1921 à 1990, puis la période démocratique. Une dizaine de salles permanentes, plus un espace d’expositions temporaires.
La salle des costumes est la meilleure du musée : coiffes, robes de cérémonie et argenterie d’une vingtaine de groupes ethniques, bien au-delà du deel ordinaire. Au rez-de-chaussée, les pierres à cerfs de l’âge du bronze valent l’arrêt. En haut, une armure de cavalier, une bannière d’État et le fac-similé de la lettre du khan Güyük au pape Innocent IV, datée de 1246 — l’original est au Vatican — résument l’époque de Gengis Khan mieux que les panneaux. La yourte montée et meublée est utile avant de dormir chez l’habitant.
Comptez deux heures pour une visite normale, trois si vous lisez tout. Une heure suffit si vous enchaînez avec un autre musée. Depuis la plupart des hôtels du centre, on y va à pied ; pour le reste de la ville, voir se déplacer à Oulan-Bator. Les cartels sont en mongol et en anglais, rien en français, et les textes anglais sont souvent brefs. Prévoyez un guide ou une application de traduction.
Horaires saisonniers : du 15 mai au 15 septembre, ouverture tous les jours, environ 9 h – 19 h. Le reste de l’année, fermeture plus tôt, vers 18 h, et un ou deux jours de fermeture hebdomadaire. Les sources les plus détaillées donnent mardi-samedi hors saison, soit deux jours de fermeture, dimanche et lundi ; une autre annonce mardi-dimanche. Ne pariez pas sur un dimanche hors saison et vérifiez la veille, surtout si vous voyagez en hiver. Le billet adulte reste modeste, quelques euros, mais les relevés en ligne se contredisent : vérifiez le tarif sur place et prévoyez des tugriks en espèces (voir argent et paiement). Photographier est payant : un supplément, de l’ordre du prix du billet, s’ajoute à l’entrée, et certaines vitrines restent interdites. Nos conseils pour photographier la Mongolie valent aussi ici.
La muséographie a vieilli : vitrines chargées, éclairage faible, peu de mise en contexte. Depuis l’ouverture du musée Gengis Khan en octobre 2022, la partie impériale paraît modeste en comparaison. Pour les dinosaures, allez au musée d’histoire naturelle, installé depuis 2019 dans l’ancien musée Lénine après sa fusion avec le musée des dinosaures : son bâtiment d’origine a été démoli en décembre 2019 et le musée Gengis Khan occupe désormais ce terrain. Cherchez l’enseigne « dinosaures ». Pour l’art bouddhique, allez au musée Zanabazar. Le Musée national reste le meilleur point de départ, pas le plus spectaculaire.
À voir ensuite : tous les musées d’Oulan-Bator, que visiter dans la capitale, un itinéraire d’une semaine.
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