Les squelettes montés du Gobi sont à Oulan-Bator, pour l’essentiel dans un seul musée. Depuis 2022, le musée de la nature et de l’histoire du Gobi, à Dalanzadgad, expose aussi des fossiles sur place. Une heure ou deux suffisent, au début ou à la fin du séjour.
Le Musée central des dinosaures s’est installé au début des années 2010 dans l’ancien musée Lénine, place de l’Indépendance, district de Chingeltei. En 2019, il a fusionné avec le Musée d’histoire naturelle, dont le bâtiment avait été fermé en 2013 pour risque sismique puis démoli en décembre 2019 : le musée Gengis Khan occupe ce terrain. Les deux noms circulent encore sur les cartes. C’est la même adresse.
Un nouveau Musée national des sciences naturelles se construit à Ikh Tengeriin Am, au pied du Bogd Khan Uul : 6,6 hectares, environ 45 000 m², douze salles permanentes. L’ouverture est visée pour le dernier trimestre 2026, un calendrier à confirmer : vérifiez l’adresse avant de partir, car les collections doivent déménager.
La salle principale est dominée par un squelette de Tarbosaurus bataar, grand prédateur mongol de la fin du Crétacé et proche parent du T. rex. Autour : Saurolophus, Protoceratops, nids et œufs, plaques et crânes venus des gisements du Gobi. Les grands squelettes montés sont des fossiles originaux, pas des moulages : c’est rare pour un musée de cette taille.
Le fossile des dinosaures combattants a été trouvé le 3 août 1971 par une expédition polono-mongole, sur un site de la formation de Djadokhta, la même que celle des falaises de Bayanzag. Un Velociraptor et un Protoceratops y sont figés en plein corps à corps, il y a 75 à 71 millions d’années. C’est un trésor national. Mais l’original appartient au Centre paléontologique mongol, un institut de recherche : il n’est pas exposé ici, ne comptez pas le voir. Les musées en exposent des moulages.
En mai 2012, un Tarbosaurus est adjugé plus d’un million de dollars à New York. La Mongolie s’y oppose, l’importateur américain plaide coupable, et le squelette rentre en mai 2013. En 2015, l’acteur Nicolas Cage rend un crâne de Tarbosaurus payé 276 000 dollars en 2007. En décembre 2025, à Paris, la France a remis à la Mongolie un squelette de Tarbosaurus et des fossiles saisis par ses douanes en 2015 ; ils seront étudiés avant d’être montrés. Conséquence pratique : n’achetez jamais un fossile souvenir et ne ramassez rien sur les sites, où tout prélèvement sans permis est interdit.
Le musée est à un quart d’heure de marche au nord-ouest de la place Sukhbaatar, sinon taxi ou bus (se déplacer à Oulan-Bator). Ouverture autour de 9h-18h en hiver, plutôt 10h-19h l’été : ne vous présentez pas à 9h en juillet. Un jour de fermeture hebdomadaire hors saison est possible, vérifiez la veille. Les tarifs annoncés vont de 5 000 à 20 000 tugriks, soit moins de 5 €, plus un supplément photo souvent fixé à 5 000 tugriks. Prévoyez des espèces. Comptez 45 minutes à 1 h 30 sur place.
Le bâtiment est fatigué et des salles ont été vidées. La scénographie date, les cartels sont inégaux, en mongol et en anglais, jamais en français. Qui cherche un grand musée moderne sera déçu. Qui part ensuite dans le Gobi Gurvansaikhan y gagnera beaucoup. C’est aussi un repli utile par mauvais temps ou en hiver, et une visite assez courte pour tenir avec des enfants.
Tous les musées d’Oulan-Bator · Les musées de province · Musée national de Mongolie · Visiter Oulan-Bator
Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.
Télécharger la méthode — 49 € →Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement