Le secteur du Khorgo et du Terkhiin Tsagaan Nuur se parcourt bien à pied. Pas de trek engagé ici : des sorties d’une à quatre heures, sur un terrain volcanique qui use les semelles. Une fois arrivé sur place, deux jours suffisent pour tout voir.
Depuis le parking, un escalier monte au bord du cratère en quinze à vingt minutes. Le cône ne fait que 120 m de haut et le sommet atteint 2 210 m : le dénivelé est modeste. Le cratère mesure 180 m de large : le tour du bord, irrégulier et très exposé au vent, prend moins d’une demi-heure. La vue sur la coulée et le lac vaut la montée. Le cratère lui-même, sans lac intérieur, déçoit souvent : ne montez pas pour lui. Voir aussi la page du volcan et du lac.
L’éruption, il y a 8 000 à 10 000 ans, a barré la vallée et créé le lac. La coulée occupe les quelques kilomètres qui séparent le cône de la rive. Elle a figé des bulles arrondies que les Mongols appellent « yourtes de basalte ». Comptez une à deux heures pour en explorer une portion depuis le parking. Aucun sentier n’est balisé : gardez le cône en vue. Le basalte est coupant et instable : chaussures montantes, jamais de sandales.
La coulée abrite des cavités et des tubes de lave effondrés. Aucune entrée n’est signalée : faites-vous indiquer la bonne au camp ou par votre chauffeur. L’intérieur reste froid toute l’année et la glace y persiste tard en saison. Frontale indispensable, gants utiles, sol glissant. Ni rambarde, ni signalisation, ni secours rapide : notez les numéros d’urgence et ne descendez jamais seul.
Le lac fait 16 km de long et 4 à 10 km de large : le tour complet dépasse la journée et une partie des rives est marécageuse. Le plus simple : partir des camps de yourtes de la pointe nord-est, suivre la rive vers l’ouest une heure ou deux, puis revenir. Les marges humides de l’extrémité ouest accueillent oies à tête barrée et tadornes casarca, mais elles sont à l’autre bout du lac : en véhicule, pas à pied (observation des oiseaux). Contournez largement les campements d’éleveurs, dont les chiens travaillent (sécurité). Le bivouac reste possible le long de la rive nord.
Le lac est à 2 060 m. Les camps servent des repas, mais il n’y a aucune épicerie au bord de l’eau : les courses se font au bourg de Tariat. Parc national : l’entrée se paie en espèces à l’arrivée, quelques milliers de tugriks par personne, à vérifier sur place. Pas de distributeur avant Tariat (argent et paiement). Emportez deux litres par personne et par sortie, et traitez toute eau puisée dans les ruisseaux (eau et hygiène). Le réseau mobile devient irrégulier dès qu’on quitte le village : téléchargez vos cartes hors ligne et prévoyez une carte SIM dès l’arrivée. Ce qui manque s’achète dans les boutiques de trek d’Oulan-Bator ; notre liste d’affaires sert de base.
C’est le point que les visiteurs sous-estiment. L’essentiel des précipitations annuelles tombe en juillet et en août, souvent en averses de fin d’après-midi. Partez le matin et rentrez tôt. Le basalte mouillé devient très glissant et les pistes tournent au bourbier. Veste imperméable et polaire même en août : à cette altitude, il peut geler la nuit. L’Arkhangai pratique et le climat mongol complètent le tableau.
À suivre : le rocher de Taikhar, les sources chaudes de Tsenkher et la meilleure période pour venir.
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