Le lac Blanc et le volcan Khorgo se trouvent dans l’Arkhangaï, à environ 670 km d’Oulan-Bator. Ce n’est pas une excursion : deux jours de route aller-retour au minimum, trois si vous voulez vraiment voir le lac.
C’est l’accès standard. Depuis Tsetserleg, comptez de l’ordre de 170 à 195 km vers le nord-ouest jusqu’au lac, via le bourg de Tariat, à quelques kilomètres de la pointe nord-est. Quatre heures en moyenne, trois si tout va bien, cinq après la pluie. La fin du trajet longe la vallée du Chuluut, encaissée dans le basalte : c’est le beau moment de la route. Un chauffeur de Tsetserleg demande une centaine d’euros environ pour l’aller-retour, carburant et frais du chauffeur compris. Ce tarif se négocie et bouge vite : faites confirmer le montant et ce qu’il couvre avant de partir.
Pas de raccourci utile. Depuis Kharkhorin, on remonte d’abord sur Tsetserleg, puis on prend la route de Tariat : prévoyez la journée entière. Des pistes plus directes existent vers le nord-ouest, mais elles ne font gagner ni temps ni confort sans un chauffeur qui les connaît. Si vous arrivez d’Oulan-Bator par Kharkhorin, coupez la route à Tsetserleg plutôt que d’enchaîner les deux étapes.
Des minibus partent régulièrement d’Oulan-Bator pour Tsetserleg, et quelques-uns poussent jusqu’à Tariat, avec des départs irréguliers : vérifiez la veille aux gares routières. De Tariat, aucun transport ne dessert les camps. Vous finirez à pied ou en stop payé. La plupart des voyageurs préfèrent un 4x4 avec chauffeur : plus cher, mais il règle tout le reste.
L’état du revêtement varie d’une année sur l’autre et les sources se contredisent : goudron sur une bonne partie du trajet pour les unes, piste presque partout pour les autres. Il subsiste des sections de terre, des déviations de chantier et des gués après les orages d’été. Ne vous fiez ni à une carte de l’an dernier ni aux temps de trajet théoriques. Deux règles simples : faire le plein à Tsetserleg, et ne pas partir après 15 heures. Conduire soi-même reste jouable ici, mais la signalisation disparaît dès qu’on quitte le revêtement.
Le lac et le volcan sont dans le parc national de Khorgo-Terkhiin Tsagaan Nuur, protégé depuis 1965. Un poste perçoit un droit d’entrée à l’approche du site : quelques milliers de tugriks par personne, parfois un supplément par véhicule. Le montant est réévalué régulièrement, donc à confirmer sur place. Prévoyez des espèces : ni carte ni distributeur. Gardez le ticket, on peut vous le redemander.
Les camps de yourtes s’alignent sur la pointe nord-est et sur la rive nord, ouverts en gros de juin à septembre. L’écart de confort est énorme : yourte nue et latrines d’un côté, douches chaudes et repas servis de l’autre. Comptez de quelques dizaines de milliers de tugriks à plus de cent mille la nuit. Peu de camps se réservent sérieusement en ligne : en août, arrivez avant 17 heures. Le bivouac reste libre, et souvent plus beau un peu à l’écart vers l’ouest.
La pointe nord-est est saturée en juillet et en août : voitures, sono, déchets. Le lac vaut le détour, ce bout de rive non. Poussez trente minutes plus loin. Fin août et début septembre sont plus calmes. Hors saison, les camps ferment et le lac gèle.
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