Les deux grandes salles de concert tiennent sur une seule place ; le théâtre dramatique est à dix minutes de marche. C’est aussi l’une des rares sorties du soir qui reste bon marché pour un voyageur étranger.
Le Théâtre national d’opéra et de ballet est le bâtiment néoclassique rose saumon, du côté est de la place Sukhbaatar. Cinq cents places : le prix du billet suit l’emplacement. La Philharmonie d’État est juste à côté, dans le Palais central de la culture, gros bâtiment socialiste ; il abrite aussi la Galerie nationale d’art de Mongolie, consacrée à la peinture moderne, à ne pas confondre avec le musée Zanabazar des beaux-arts. Le Théâtre dramatique national, fondé le 12 novembre 1931, est à part : comptez une dizaine de minutes à pied vers le sud-ouest, sur l’avenue Gengis Khan. Il joue en mongol. Tout se fait à pied depuis le centre ; sinon, voyez se déplacer à Oulan-Bator.
L’opéra revendique plus de cent titres au répertoire, dont 56 ballets et 54 opéras. La maison a été séparée du théâtre dramatique en 1963 et a ouvert avec Eugène Onéguine. Vous tomberez surtout sur les valeurs sûres : Carmen, La Traviata, Le Lac des cygnes. Quand il y a des surtitres, ils sont en mongol, pas en français : lisez le synopsis avant d’entrer. Les créations mongoles, comme l’opéra Chinggis Khaan de B. Sharav, sont plus rares et tirent leur matière de l’histoire nationale. Côté Philharmonie, l’orchestre symphonique date de 1957 et l’ensemble de morin khuur de 1992. Ce dernier est le meilleur point d’entrée vers la musique mongole, aux côtés du chant diphonique.
La saison de la Philharmonie s’ouvre en octobre. L’opéra suit son propre calendrier : il fermait autrefois après le Naadam jusqu’à l’automne, puis a annoncé en 2020 jouer aussi l’été, la relâche des artistes passant en février. Vérifiez le programme avant de compter sur une soirée en juillet ou en août. Le gros des représentations tombe le samedi et le dimanche en soirée, avec parfois des matinées. Comptez deux à trois heures avec entracte. L’hiver reste la période la plus dense, et c’est un vrai argument pour un séjour hors saison.
Les billets se prennent sur ticket.mn, la plateforme locale, en mongol, ou au guichet du théâtre. Si le paiement en ligne refuse votre carte étrangère, passez sur place avec des tugriks : voyez argent et paiement et où changer. Les places sont numérotées, donc réserver tôt sert vraiment. Ordres de grandeur, à vérifier au moment de réserver : environ 10 000 à 20 000 tugriks pour un ballet courant, jusqu’à 60 000 pour les meilleures places, et 55 000 à 80 000 pour les spectacles montés à l’intention des touristes. En septembre 2026, un euro vaut autour de 4 100 tugriks ; vérifiez le taux du jour. Comparez avec nos exemples de prix.
Aucun code vestimentaire strict, mais le public local s’habille : pantalon propre et chemise suffisent, et certains viennent en deel. En hiver, manteau et bottes vont au vestiaire. Trois déceptions reviennent souvent.
À suivre : visiter Oulan-Bator · sortir le soir · musées de la capitale.
Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.
Télécharger la méthode →Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement