Chaque soir de la belle saison, plusieurs salles d’Oulan-Bator donnent à peu près le même programme d’une heure : chant diphonique, morin khuur, danses et contorsion. C’est un produit pensé pour les visiteurs. C’est aussi le moyen le plus simple d’entendre ces musiques jouées par des professionnels.
La trame varie peu : une série de numéros courts, sans temps mort. Vous entendrez du khoomii, le chant diphonique inscrit par l’UNESCO en 2010, et le morin khuur, la vièle à tête de cheval inscrite en 2008. Viennent ensuite un chant long, la danse biyelgee, inscrite en 2009 au patrimoine en péril, un extrait de danse masquée tsam et un numéro de contorsion. Les costumes de scène sont des deel d’apparat, bien plus chargés que ceux portés dans la rue. Une heure, sans entracte.
L’ensemble Tumen Ekh, fondé en 1989, reste le plus connu. Il a changé de salle plusieurs fois ces dernières années et des voyageurs s’y sont trompés de porte. D’autres troupes jouent un programme comparable, et la Philharmonie d’État accueille l’Ensemble de morin khuur dans un registre de concert, avec une saison qui reprend à l’automne. Les salles citées ici sont dans le centre ; d’autres spectacles se donnent loin, hors de portée à pied. Vérifiez l’adresse le jour même et situez-la sur un plan : la distance depuis la place Sukhbaatar varie beaucoup.
Ces spectacles sont saisonniers. De juin à fin août, on trouve en général une séance à 16 h et une à 18 h. En septembre il ne reste souvent que celle de 18 h, puis, jusqu’à la mi-novembre, en semaine seulement, du lundi au vendredi. En hiver, l’offre se réduit, parfois à deux soirs par semaine. Ces horaires changent d’une année sur l’autre : confirmez avant de vous déplacer. Pendant le Naadam, en juillet, les salles se remplissent vite.
Comptez de l’ordre de 40 000 à 60 000 tugriks par personne, soit environ 10 à 15 € au cours de septembre 2026. Les montants relevés varient beaucoup d’une salle et d’une année à l’autre : traitez ce chiffre comme un ordre de grandeur. Certaines salles facturent un supplément pour photographier ou filmer, de l’ordre de 20 000 tugriks. Une billetterie en ligne (ticket.mn) couvre certaines salles ; ailleurs, on achète au guichet une demi-heure avant. Prévoyez des espèces, la carte n’est pas toujours acceptée.
Autant le dire : ce n’est pas un rite, c’est un concert. Les numéros sont raccourcis pour tenir en une heure. La contorsion telle qu’on la voit ici est un numéro de cirque, professionnalisé au XXe siècle ; ses racines anciennes sont discutées. Le tsam, lui, était un rituel monastique supprimé sous le régime communiste ; il a été relancé après 1990 et se danse en version complète dans certains monastères, pas sur une scène.
Les deux déconvenues les plus fréquentes : se tromper de salle, et arriver à 18 h pile pour trouver la séance complète. Achetez le billet en début d’après-midi, ou faites-le réserver par votre hébergement.
À lire ensuite : Oulan-Bator en 2 jours, sortir le soir à Oulan-Bator, le musée national de Mongolie.
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