Oulan-Bator n’est pas une ville dangereuse, et le dire franchement aide à placer sa vigilance au bon endroit. Les principaux services consulaires occidentaux la classent au niveau d’alerte le plus bas, celui des « précautions normales ». Les agressions contre des étrangers existent, mais elles restent rares. Le risque courant est plus banal : le vol à la tire dans les foules. Hors de la capitale, voir la sécurité en Mongolie.
Le ministère français des Affaires étrangères cite nommément six lieux : le marché de Narantuul, le Grand magasin d’État, la gare centrale, la place Sukhbaatar (encore appelée place Gengis Khan), la rue de Séoul et l’aéroport. Autrement dit, exactement les endroits par lesquels tout visiteur passe. La méthode la plus décrite : un groupe d’enfants vous entoure et vous bouscule. Rien de violent, mais très efficace.
Au marché de Narantuul, venez le matin en semaine plutôt que le week-end : la foule est nettement moindre. Une à deux heures suffisent. Répartissez le liquide en deux endroits sur vous, gardez le téléphone dans une poche fermée. Même discipline à la gare ferroviaire et aux gares routières, où l’attente avec les bagages crée la distraction dont vivent les voleurs.
Les bus urbains sont bondés aux heures de pointe, le matin et en fin d’après-midi. C’est le créneau des pickpockets. Sac devant soi, fermetures tournées vers l’intérieur. À ces heures-là, un taxi règle la question : comptez de l’ordre de 2 000 tougriks le kilomètre, davantage avec certaines compagnies, à vérifier sur place. Évitez les voitures particulières qui s’arrêtent d’elles-mêmes : sans compteur, la note se négocie à l’arrivée, et rarement en votre faveur. Réservez plutôt par votre hôtel ou une application de réservation, qui garde une trace du trajet. Pour le reste, voir se déplacer à Oulan-Bator.
Les incidents violents restent rares. Ceux qui sont signalés surviennent surtout le soir, autour des bars, et impliquent le plus souvent de l’alcool. N’acceptez pas de verre d’un inconnu, ne laissez pas le vôtre sans surveillance, rentrez en voiture même pour huit cents mètres, et faites-la commander par le bar ou l’hôtel plutôt que de héler une voiture. La rue de Séoul cumule les bars et les vols : lisez sortir le soir à Oulan-Bator avant de programmer la soirée.
Les quartiers de gers ne sont pas des zones interdites : on y habite et on y reçoit. Mais il n’y a ni trottoirs, ni éclairage public, ni noms de rue, et des chiens circulent librement. De jour et accompagné, aucune difficulté. De nuit et à pied, non. Les avis officiels déconseillent plus largement de marcher seul la nuit dans les zones peu fréquentées. Pour choisir votre base, voir où loger à Oulan-Bator.
Police 102, ambulance 103, pompiers 101. Le 112 ne figure pas parmi les numéros d’urgence mongols : composez directement le 102. La loi oblige les étrangers à porter leur passeport en permanence : une photocopie ne suffit pas lors d’un contrôle. Photographiez la page d’identité et le tampon d’entrée. Une assurance voyage couvrant le vol transforme l’incident en simple formalité. Liste complète des numéros utiles.
Le Naadam en juillet et Tsagaan Sar, le nouvel an lunaire, en février le plus souvent, parfois fin janvier ou début mars, concentrent les foules, et les vols augmentent avec elles. Ces jours-là, sortez avec le strict minimum.
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