Les taxis à Oulan-Bator

À Oulan-Bator, le taxi n’est pas un service à part : c’est une habitude collective. Les taxis d’entreprise et les voitures de particuliers se côtoient dans la même rue, au même tarif. Comprendre ce fonctionnement évite l’essentiel des mauvaises surprises.

Taxis officiels et voitures de particuliers

Les taxis vraiment officiels se comptent en quelques centaines pour une ville de plus d’un million d’habitants. Ils portent une enseigne sur le toit, le logo d’une compagnie, et sont en principe équipés d’un compteur, peu utilisé en pratique. Tout le reste repose sur des conducteurs ordinaires qui prennent un passager sur leur trajet. Les Mongols lèvent la main au bord de la chaussée ; une voiture s’arrête en quelques minutes. C’est ainsi que la ville circule, surtout quand les bus urbains sont bondés. Mais ces voitures n’ont ni licence ni assurance passager : le prix se convient de vive voix, sans recours possible.

Le prix au kilomètre

Partout, on paie la distance parcourue. Comptez de l’ordre de 1 500 à 2 000 tugriks le kilomètre, soit environ 0,35 à 0,50 euro. Une course de cinq kilomètres dans le centre revient donc à 7 500 ou 10 000 tugriks — moins de deux euros cinquante. L’un des postes les moins chers du voyage : voyez nos exemples de prix et le coût de la vie à Oulan-Bator. Ce tarif suit l’inflation : un ordre de grandeur, à faire confirmer à votre hôtel. Prévoyez des espèces et de petites coupures, car les conducteurs informels refusent la carte et rendent rarement la monnaie. Voyez comment on paie en Mongolie et où changer de l’argent.

Les applications

Ni Uber ni Grab n’opèrent en Mongolie. L’application locale de référence est UBCab, avec quelques concurrentes mongoles. Elle calcule le trajet et affiche le montant : plus de négociation. Deux limites réelles : l’inscription demande généralement un numéro mongol, et le paiement se fait en espèces à l’arrivée. Achetez donc une carte SIM locale dès le premier jour, et installez les applications utiles avant de partir.

Convenir du prix avant de monter

Ouvrez une carte, repérez la distance, multipliez. Annoncez la destination et le prix par la vitre, avant d’ouvrir la portière. Si le chauffeur accepte, montez ; sinon, la voiture suivante arrive. Montrez l’adresse en cyrillique sur votre écran : peu de conducteurs parlent anglais, et l’on se repère aux bâtiments plutôt qu’aux noms de rues. Un coup d’oeil à l’orientation dans la ville aide. Le pourboire n’est pas attendu : arrondir suffit, voir pourboire et marchandage.

Le soir

Les derniers bus urbains partent en début de soirée, l’heure variant selon les lignes — vérifiez la vôtre sur place — et la demande monte à la sortie des bars. Les voitures affluent, et les prix grimpent pour un étranger visiblement émêché. Trois réflexes : l’application plutôt que la rue, s’asseoir à l’arrière, refuser une voiture qui transporte déjà un passager inconnu. Faire appeler un taxi par le bar ou l’hôtel reste le plus simple pour une soirée en ville. Voyez aussi la sécurité quartier par quartier et nos conseils pour voyager seule en Mongolie.

Le cas de l’aéroport

L’aéroport Chinggis Khaan est à une cinquantaine de kilomètres du centre : comptez une bonne heure de route et 100 000 à 150 000 tugriks en taxi, soit environ 24 à 36 euros. C’est là que se concentrent les rabatteurs et les compteurs « en panne ». Une navette existe, bien moins chère : voyez la liaison aéroport → centre-ville.

À lire ensuite : se déplacer à Oulan-Bator, les erreurs fréquentes à Oulan-Bator et le guide d’Oulan-Bator.

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