La Mongolie accueille très bien les enfants. Dans une famille d’éleveurs, on les fait entrer, on les assoit près du poêle, on les met sur un cheval. La barrière de la langue tombe vite. C’est le vrai avantage du voyage en famille ici. La difficulté, elle, est ailleurs : dans la voiture.
Les animaux fonctionnent toujours : chevreaux, veaux, chiots, traite du matin. Le cheval aussi, au pas et encadré ; certaines agences acceptent les enfants dès 7 ans sur un trek de plusieurs jours, avec une monture par enfant. Voyez les déplacements à cheval et à chameau. Dormir chez l’habitant sous la yourte plaît presque toujours. Ce qui ennuie : les monastères enchaînés, les musées, et les grands paysages vus à travers une vitre.
C’est là que les familles se trompent. L’essentiel du réseau n’est pas goudronné et l’on roule souvent à 30 ou 40 km/h. Même Oulan-Bator – Kharkhorin, asphalté sur presque tout le trajet, demande 5 à 6 heures en voiture pour environ 360 km. Vérifiez les distances réelles et l’état des routes avant de valider un programme. Posez une limite : 4 heures de route par jour, deux nuits par étape. Point rarement dit : les fourgons russes UAZ n’offrent ni ceinture arrière ni siège enfant. Exigez un véhicule japonais ceinturé quand vous louez un 4x4 avec chauffeur, et emportez votre rehausseur. Un vol intérieur vers Mörön ou Dalanzadgad supprime une longue journée de voiture : ces deux axes sont goudronnés depuis 2014, mais comptez environ 8 heures jusqu’à Dalanzadgad, 10 à 12 jusqu’à Mörön. Souvent le meilleur achat du voyage.
Les camps de yourtes sont le bon compromis : une yourte familiale de quatre lits, douches et toilettes communes. Ordre de grandeur à vérifier avant de réserver, repas généralement compris : 20 à 40 USD par personne dans les camps simples, 40 à 70 USD dans les camps courants, davantage avec salle de bain privée. Côté table, la cuisine mongole est grasse, très carnée et pauvre en légumes. Les buuz et les khuushuur passent bien, le mouton bouilli beaucoup moins. Faites vos courses à Oulan-Bator : pâtes, riz, thon, compotes, biscuits.
Oulan-Bator concentre les structures privées correctes, dont l’hôpital Intermed, seul établissement accrédité JCI du pays, et la clinique SOS Medica. Hors de la capitale, l’offre médicale est très limitée. Abordez les questions de santé avec votre médecin avant le départ et souscrivez une assurance couvrant l’évacuation sanitaire : avec des enfants, ce n’est pas optionnel. Partez en juillet ou août, la meilleure période : 12 à 25 °C à Oulan-Bator, plus de 30 °C dans le Gobi, mais des nuits fraîches partout. Polaire et bonnet même en plein été.
Deux semaines sont un minimum confortable ; dix jours imposent une seule région. Pour un circuit privé guidé en pension complète, les agences francophones annoncent de l’ordre de 150 à 250 € par jour et par personne hors vols internationaux : comparez plusieurs devis et regardez le coût d’un voyage. Le Naadam, du 11 au 13 juillet, séduit les enfants mais sature le pays entier : réservez tôt. Schéma qui fonctionne avec des petits : deux nuits à Oulan-Bator, trois à Gorkhi-Terelj, puis un vol et un séjour fixe. Avec des adolescents, le Gobi redevient jouable.
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