Le pourboire n’appartient pas à la tradition nomade. Il est arrivé avec le tourisme. Le mot mongol le trahit : цайны мөнгө (tsainy mongo), « l’argent du thé ». Hors des circuits organisés, personne n’attend un supplément.
Le tugrik (төгрөг, togrog) est la seule monnaie légale : ni euros ni dollars au comptoir, même si le tourisme accepte le dollar pour les grosses sommes. En septembre 2026, comptez environ 4 100 tugriks pour 1 € et 3 600 pour 1 dollar ; vérifiez le cours avant de partir. Le plus gros billet courant, 20 000 tugriks, vaut moins de 5 € : le portefeuille sera épais. Oulan-Bator paie surtout par QR code, adossé aux applications bancaires locales ; en visiteur, ce sera carte en ville et espèces ailleurs. Voir argent et paiement et banques et distributeurs.
Les agences mongoles conseillent le plus souvent 10 à 20 dollars par jour et par voyageur pour le guide ; pour le chauffeur, qui roule huit heures sur des pistes et répare seul, les sources vont de la moitié à autant. Des sites francophones avancent bien moins, quelques euros par jour. Aucun barème ne fait autorité : retenez l’ordre de grandeur, modulez selon le groupe, et ne récompensez pas une prestation médiocre. Rapporté au coût du voyage, le geste reste marginal. Deux enveloppes séparées, en tugriks, remises en main propre le dernier jour. Si vous passez par une agence ou louez un 4x4 avec chauffeur, demandez leur politique avant le départ.
Dans une cantine de quartier, où le menu du jour (өдрийн хоол, odriin khool) coûte de l’ordre de 10 000 à 20 000 tugriks, à vérifier sur place, on ne laisse rien : arrondir suffit. Dans les restaurants d’Oulan-Bator qui vivent du tourisme, 5 à 10 % sont bien reçus sans être attendus ; regardez d’abord si un service figure sur l’addition. Pas de pourboire pour les taxis. Le marchandage, lui, suit d’autres règles, et les prix concrets aident à juger.
Une famille d’éleveurs qui vous héberge ne vend pas un service, et tendre un billet peut mettre mal à l’aise. Apportez plutôt du thé, de la farine, du riz, des bonbons pour les enfants. Si la nuit chez l’habitant a été organisée par une agence ou un camp de yourtes, la rémunération passe par eux.
On donne et on reçoit de la main droite, la gauche soutenant le coude, ou des deux mains ; la main gauche seule est impolie. Cela vaut pour un billet comme pour un bol de thé, et c’est le premier des usages à connaître. Un баярлалаа (bayarlalaa), « merci », accompagne le geste. Devant un овоо (ovoo), le cairn sacré, on laisse parfois une petite coupure avec des bonbons ; dans les monastères, le tronc remplace le pourboire.
Voir aussi les informations pratiques sur la Mongolie et le plan du site.
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