La Mongolie n’est pas un pays où l’on débarque pour chercher du travail. Le marché est étroit, l’autorisation dépend de l’employeur et les salaires locaux sont bas.
Au deuxième trimestre 2026, le salaire moyen brut en Mongolie s’établissait autour de 3 027 000 tugriks par mois, soit près de 840 dollars au taux de septembre 2026. Le salaire minimum légal reste fixé à 792 000 tugriks, inchangé depuis 2025. L’inflation atteignait 12,5 % en août 2026 : un contrat libellé en tugriks perd de la valeur pendant sa durée. Négociez une rémunération indexée sur l’euro ou le dollar si possible. Comparez ces montants aux prix courants et au coût de la vie à Oulan-Bator.
Un étranger ne dépose pas lui-même sa demande d’autorisation de travail (ажиллах зөвшөөрөл, ajillakh zovshoorol, littéralement « autorisation de travailler »). C’est l’entreprise qui dépose le dossier et en supporte le coût ; elle doit en principe justifier qu’aucun candidat local ne convient. Comptez plusieurs semaines. Les 30 jours sans visa accordés aux Français, Belges, Suisses et Canadiens sont une entrée touristique, pas un droit de travailler : arriver en espérant régulariser sur place ne fonctionne pas. Cette exemption est temporaire pour les Français, Belges et Suisses : elle court jusqu’au 31 décembre 2026. Vérifiez les règles de visa, l’enregistrement obligatoire au-delà de 30 jours — dans les sept jours suivant l’arrivée — et les conditions pour prolonger un séjour.
L’anglais est le vrai marché. Les meilleures écoles internationales d’Oulan-Bator paient jusqu’à environ 2 500 dollars par mois un enseignant diplômé ; les centres de langues privés offrent beaucoup moins, souvent sans logement ni billet d’avion. Le français est un créneau minuscule : l’Alliance française d’Oulan-Bator et l’École française de Mongolie existent, mais les postes sont rares et se pourvoient largement depuis la France. Exigez un contrat écrit avant de partir. Savoir lire l’alphabet cyrillique et suivre des cours de mongol sur place change tout au quotidien.
Les mines dominent l’économie du pays, mais elles embauchent peu d’étrangers : Oyu Tolgoi, dans le Gobi du Sud, affiche plus de 97 % de personnel mongol. Les postes expatriés y sont très spécialisés — géologie, sécurité industrielle — et se recrutent depuis l’étranger, pas sur place. Le secteur associatif est une autre voie : les ONG françaises AVSF et GERES sont installées dans le pays. Le tourisme est saisonnier, de juin à septembre, et les agences d’Oulan-Bator emploient des guides mongols ; pour trois mois, un permis est rarement rentable et le bénévolat devient l’option réaliste.
Est résident fiscal celui qui passe 183 jours sur douze mois glissants dans le pays, ou qui en tire au moins la moitié de ses revenus. Il est imposé à 10 % jusqu’à 120 millions de tugriks par an, 15 % ensuite, 20 % au-delà de 180 millions. Un non-résident paie 20 % dès le premier tugrik. La cotisation sociale salariée est de 11,5 %, plafonnée, et s’applique aussi aux étrangers sous contrat. Un deux-pièces au centre tournait autour de 2 millions de tugriks par mois à l’été 2026, nettement moins en périphérie.
Pour aller plus loin : santé et préparation, ambassades et consulats, ou le plan du site.
Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.
Télécharger la méthode →Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement