Le temple d’Aryabal, à Terelj

Aryabal — écrit Aryapala ou Ariyabal sur les cartes et les panneaux — est un petit temple de méditation accroché au flanc d’une colline du parc national de Gorkhi-Terelj. C’est la halte culturelle classique d’une journée à Terelj, entre le rocher de la Tortue et les camps de yourtes. Comptez deux heures au total : la marche d’approche, puis une petite demi-heure au temple et au parvis. Le bâtiment est modeste : ce sont le chemin et la vue qui font l’intérêt.

Ce que vous visitez vraiment

Les guides locaux datent l’ermitage des années 1810. Des moines venus du monastère de Manzushir s’y retiraient pour méditer. Le site a été détruit entre 1937 et 1939 pendant les répressions politiques. Le temple actuel est une reconstruction récente ; les sources la datent de la fin des années 1990 ou des années 2000. N’attendez donc pas de peintures anciennes. C’est un lieu de culte en activité : tenue correcte, et on tourne les moulins à prières dans le sens des aiguilles d’une montre, comme partout ailleurs (voir politesse et coutumes).

Y aller depuis Oulan-Bator

Terelj se trouve à une soixantaine de kilomètres à l’est d’Oulan-Bator, soit une heure trente à deux heures de route selon la sortie de ville. La route est asphaltée. Le temple est à environ trois kilomètres du rocher de la Tortue. Le plus simple reste la voiture avec chauffeur. Un minibus public dessert le village de Terelj, en principe un seul départ par jour ; il vous laisse loin du temple et l’horaire change souvent. La statue de Gengis Khan de Tsonjin Boldog se combine dans la même journée.

La passerelle et les 108 marches

Depuis le parking, comptez environ un kilomètre de marche, soit vingt à trente minutes à l’aller. Le sentier est facile, puis monte franchement sur la fin. Une passerelle suspendue enjambe le ruisseau ; elle bouge un peu. Vient ensuite l’escalier final : 108 marches blanches, chiffre du chapelet bouddhique, plus quelques marches noires. L’ensemble est dessiné comme une tête d’éléphant dont l’escalier figure la trompe. En pratique : une heure à une heure et demie aller-retour, arrêts photo compris. Rien d’alpin, mais ce n’est pas plat.

Les panneaux de proverbes

Le long du sentier, des panneaux de bois portent des maximes bouddhiques en mongol et en anglais — pas en français. Ils totalisent plus d’une centaine de maximes, 144 selon le décompte local, avec un texte différent de chaque côté : une série se lit en montant, l’autre en descendant. Certaines sont de la morale très simple, d’autres valent qu’on s’arrête. C’est le meilleur du site si vous lisez ; sinon la montée paraît longue.

Vue, prix, saison

Du parvis, la vue porte sur la vallée et les crêtes de granit. L’intérieur tient en une salle, avec un grand moulin à prières dehors et une ceinture de petits moulins. L’entrée du parc et celle du temple sont deux tickets distincts, de l’ordre de quelques milliers de tugriks chacun, soit moins de deux euros par ticket, à régler en espèces : les montants bougent, vérifiez sur place. De juin à septembre, le sentier est praticable et fréquenté (voir la meilleure période), mais juillet et août sont les mois les plus pluvieux et le sentier devient boueux après l’averse ; en hiver, les marches gèlent et glissent. L’escalier exclut le fauteuil roulant et les poussettes (accessibilité). Prenez de l’eau : il n’y a rien à acheter en haut.

À lire ensuite : le bouddhisme tibétain en Mongolie · les ovoo, cairns sacrés · un itinéraire d’une semaine.

Quelques mots de mongol changent tout le voyage

Introduction à la langue mongole — la seule méthode de mongol écrite pour les francophones : 17 leçons, 348 pages en PDF, 2 h d’audio MP3 et un dictionnaire français-mongol. Téléchargement immédiat.

Télécharger la méthode — 49 € →

Paiement sécurisé · lien de téléchargement par courriel · sans abonnement