La statue équestre de Gengis Khan à Tsonjin Boldog

À 54 km à l’est d’Oulan-Bator, une statue d’acier inoxydable se dresse au-dessus de la vallée de la Tuul. Elle a été inaugurée en 2008, dans le sillage du 800e anniversaire de l’empire mongol, fondé en 1206. C’est la plus haute statue équestre du monde.

Dimensions et symbolique

Le cavalier et son cheval sont habillés d’environ 250 tonnes d’acier inoxydable. Les sources divergent : 40 mètres pour la statue seule, posée sur un centre d’accueil de 10 mètres, soit une cinquantaine au total ; ou 30 mètres de statue et 40 mètres avec le bâtiment. Retenez une quarantaine de mètres pour la statue elle-même. Le sculpteur est D. Erdenebileg, l’architecte J. Enkhjargal. Le monument regarde vers l’est, vers la région natale de Temudjin. Selon la légende locale, Gengis Khan aurait trouvé ici un fouet d’or.

Les 36 colonnes et le musée

Le socle circulaire est ceinturé de 36 colonnes : une par khan, de Gengis Khan à Ligdan Khan, le dernier de la lignée. Au rez-de-chaussée se trouvent la billetterie, un café, des boutiques, la location de deel pour les photos et une botte mongole géante. Le musée occupe le sous-sol : objets de l’empire, céramiques, costumes, jeux d’osselets. Les vitrines sont inégalement légendées et il n’y a pas de français. Pour une histoire construite, le musée Gengis Khan d’Oulan-Bator est nettement supérieur.

Monter jusqu’à la tête du cheval

Un ascenseur, puis un escalier, traversent la poitrine et l’encolure du cheval. On débouche sur une plateforme au niveau de la crinière, face à la steppe. La vue est correcte sans être spectaculaire : le relief est mou. Comptez une heure trente à deux heures pour l’ensemble du complexe. C’est court : ne bâtissez pas une journée entière autour de ce seul arrêt. En photo, l’acier rend bien en lumière rasante et devient terne sous un ciel gris.

Y aller depuis Oulan-Bator

La route est goudronnée sur tout le trajet, par l’axe de Nalaikh : environ une heure de voiture. Aucun bus ne dessert directement le site. Le taxi privé à la journée se négocie autour de 80 000 à 100 000 tugriks. Le véhicule avec chauffeur et l’excursion organisée coûtent davantage. Option économique : bus jusqu’à Nalaikh pour quelques centaines de tugriks, puis taxi local sur les derniers kilomètres. Ces prix bougent ; le transport pèse plus lourd que le billet. La combinaison évidente est le parc de Gorkhi-Terelj, à une trentaine de minutes : statue le matin, Terelj l’après-midi, ou nuit en camp de yourtes. C’est le circuit standard vendu par les agences.

Tarif, horaires et saison

Le billet donne accès au musée et à la plateforme. Comptez un ordre de grandeur de 20 000 à 30 000 tugriks, soit quelques euros. Le tarif a augmenté ces dernières années : vérifiez-le avant de partir. Prévoyez des espèces, car les terminaux de paiement tombent souvent en panne. Le site ouvre tous les jours, autour de 10h-18h, parfois plus tard en été : les sources divergent, vérifiez la veille. En hiver, les passerelles extérieures gèlent et les activités de plein air, aigle et chameau, se réduisent.

Les déconvenues fréquentes

Le lieu est franchement commercial : suppléments pour les photos, boutiques, cars de groupes. Entre juin et août, il sature en milieu de journée ; arrivez à l’ouverture. Surtout, ce n’est pas un site historique : le monument date de 2008, pas du XIIIe siècle. Venez pour l’objet et le point de vue, pas pour une émotion archéologique.

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