Étudier en Mongolie

La Mongolie n’est pas une destination d’études évidente. Presque tous les cursus se donnent en mongol, les sites des universités sont mal traduits et tout se règle par courriel. En contrepartie, les frais sont bas et un semestre sur place reste le moyen le plus rapide d’apprendre la langue.

Les universités qui accueillent des étrangers

L’Université nationale de Mongolie (Монгол Улсын Их Сургууль, Mongol Ulsyn Ikh Surguuli), fondée en 1942, est l’établissement de référence : environ 18 000 étudiants, dont un peu plus de 400 étrangers — derniers chiffres publics, ceux de 2018. Campus principal au centre d’Oulan-Bator, trois antennes en région dont Erdenet et Uliastai.

L’Université des sciences et technologies (MUST), créée en 1959, annonce plus de 20 000 étudiants. L’Université nationale des sciences médicales (MNUMS) enseigne la médecine en anglais, mais dans un programme conjoint « 2+4 » avec une université américaine, en partie hors de Mongolie.

Le visa d’études

C’est l’erreur classique. Les Français, Belges et Suisses entrent sans visa pour 30 jours, régime temporaire annoncé jusqu’au 31 décembre 2026 ; les Canadiens, eux, par accord bilatéral permanent. Mais le ministère français des Affaires étrangères rappelle que le visa redevient obligatoire dès que le voyage n’est pas touristique : un séjour d’études en fait partie, même court. L’université sollicite une autorisation auprès de l’Agence d’immigration et vous retirez le visa dans un consulat. Deux obligations distinctes ensuite : celui qui vous loge vous déclare en ligne dans les 48 heures, et au-delà de 30 jours vous devez vous enregistrer vous-même dans la semaine. Un séjour touristique se prolonge une fois.

Combien ça coûte

Pour 2026-2027, l’Université nationale facture 409 000 tugriks le crédit à un étudiant étranger en licence, soit 12,3 millions pour une année de 30 crédits : environ 3 000 euros, ou 1 500 euros le semestre. L’année préparatoire de langue revient à 10,8 millions, près de 2 600 euros. Dans les antennes régionales, la licence tombe à 5,9 millions, environ 1 400 euros. Un euro valait 4 145 tugriks en septembre 2026 et ces barèmes sont revus chaque année.

Se loger

Dortoir (дотуур байр, dotuur bair) ou appartement. Les places pour étrangers sont rares et les tarifs ne sont pas publiés : il faut écrire. En ville, un deux-pièces se loue entre 1,6 et 2,1 millions de tugriks par mois selon le quartier, soit 385 à 505 euros, plus 250 000 de charges pour un 85 m², moins dans un studio. Un repas simple coûte 20 000 tugriks, l’abonnement de bus 60 000 par mois. Ces moyennes de juillet 2026 viennent des habitants : recoupez-les avec le coût de la vie local.

Le mongol, vrai filtre

Hors quelques programmes conjoints, tout se passe en mongol. MUST exige la maîtrise de la langue pour les échanges en licence, avec une moyenne d’au moins 2,7, et ses candidatures d’automne ouvrent du 1er juin au 25 août. Savoir lire le cyrillique et tenir une conversation avant de partir change tout ; des cours intensifs existent sur place. Un étudiant se dit оюутан (oyuutan).

Un semestre, pour qui

Sans accord d’échange entre votre établissement et une université mongole, le montage est lourd. Deux à quatre semaines de cours de langue rendent souvent davantage par euro dépensé, et le volontariat ouvre d’autres portes. La rentrée a lieu le 1er septembre ; le semestre de printemps commence en plein hiver, à 25 degrés sous zéro et dans un air très pollué. Prévoyez une assurance couvrant un long séjour.

Pour aller plus loin : informations pratiques sur la Mongolie · travailler en Mongolie · plan du site.

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