À quelques heures au sud d’Oulan-Bator se dresse un rocher devant lequel des milliers de Mongols viennent chaque année. Eej Khad signifie littéralement « mère rocher », et le lieu est l’un des plus fréquentés de la dévotion populaire mongole.
Les pèlerins viennent y formuler des vœux — santé, enfants, réussite — et déposent des offrandes : lait, bonbons, écharpes de soie bleue (khadag), billets. La tradition veut que l’on revienne remercier lorsque le vœu se réalise.
Cette dévotion mêle bouddhisme tibétain et chamanisme, les deux fonds religieux de la Mongolie, qui coexistent bien plus qu’ils ne s’opposent. On retrouve la même logique devant les ovoo, ces cairns de pierres que l’on croise sur les cols et autour desquels on tourne trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre.
Pour un voyageur, l’intérêt d’Eej Khad n’est pas le rocher : c’est de voir une pratique religieuse vivante, non mise en scène, dans un pays dont on visite surtout des monastères reconstruits. Voir les monastères bouddhistes et religion et politique.
Quelques mots de mongol changent beaucoup dans ce genre de lieu : saluer, remercier, demander la permission. Voir apprendre le mongol.
Zuunmod · Bogd Khan Uul · Oulan-Bator · Le centre de la Mongolie
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