La Mongolie depuis 1990

 

Ce n’est qu’au début des années 90 que la Mongolie adoptera un système dit « démocratique ». Une nouvelle constitution fut adoptée en janvier 1992. C’est dans cette même année que les troupes russes quittèrent définitivement la Mongolie. Le nom officiel du pays changea de République Populaire de Mongolie. Suite la démission de Jambyn Batmönkhe, en mars 1990, c’est Punsalmaagyn Otchirbat qui lui succèdera. L’avènement de cet ancien ministre du commerce extérieur inaugurera une période de libéralisation politique et économique. Des premières élections ont alors lieur en juillet de la même année. Le nouveau Parti Révolutionnaire de Mongolie est reconduit au pouvoir. 3 ans plus tard, soit en 1993, les premières élections présidentielles ont lieu en Mongolie. C’est le président sortant Punsalmaagyn Otchirbat est une fois de plus choisit pour le pouvoir. Il ne sera battu qu’en 1997, lors des élections et sera remplacé par Natchagyn Bagabandi.

 

En 1998 une crise politique s’engage lorsque le gouvernement, dirigé par les opposants politiques du président, démissione en raison de conflits avec le chef de l’État mongol. Le parti de l’Alliance démocratique présente plusieurs candidat qui sont tous refusés par Natchagyn Bagabandi. En octobre 1998, un nouveau candidat  de gauche très prometteur, Sanjaasurejijn Zorig, est assassiné.

 

Au terme de plusieurs mois de crise, Rinchynnyam Amarjargal, membre de l’Alliance démocratique (AD) est nommé Premier ministre. Cependant, le gouvernement doit faire face à une forte sécheresse en 1999 puis à un hiver très rigoureux en 2000, entraînant la mort de près de 2 millions de têtes de bétail et une famine importante. La Mongolie fait alors appel à l’aide internationale, tandis que l’AD doit faire face à une corruption grandissante, à de fortes dissensions et à l’hostilité du président. Profitant de cette situation de crise, le PPRM remporte très largement les élections législatives de juillet 2000 (72 des 76 sièges du Grand Khural) et Nambariin Enkhbayar devient Premier ministre. En mai 2001, Nachagyn Bagabandi est réélu à la présidence de la République au premier tour de scrutin avec 58% des voix face au candidat démocrate R. Gonchigdorji. La participation atteint 82,64 p. 100. Dans un pays qui s’enfonce dans la pauvreté, tout en étant l’un des plus assistés de la planète, enclavé entre la Chine et la Russie, les anciens communistes conservent l’essentiel des pouvoirs.

 

 

 

Méthode de langue mongole et dictionnaire de langue mongole et guide de conversation français mongol Mongolie voyage et informations